Viry-Châtillon : un mois après, où en est l’enquête ?

FAITS DIVERS
JUSTICE – Un appel à témoin, deux juges d’instruction nommés, une quarantaine de scellés, de l’ADN isolé… Mais toujours pas d’interpellation.

Un mois après l’attaque au cocktail Molotov d’une voiture de police à Viry-Châtillon, l’adjoint de sécurité est toujours hospitalisé. Son état de santé s’améliore. Mais ses poumons sont gravement endommagés. Ses deux mains aussi. Il a subi une greffe de peau. Si ses jours ne sont plus en danger, il gardera des séquelles à vie. Il est sorti du coma. "Il s’est réveillé et se souvient des faits. Il en a parlé à sa famille", confirme-t-on à LCI dans son entourage.


Sa collègue, en poste au commissariat d’Athis-Mons, est, elle, sortie dix jours après l’attaque. Avec de nombreuses plaies à la tempe et au visage. Elle bénéficie de 90 jours d’ITT. De retour dans sa famille en Bretagne, elle a retrouvé ses enfants et son mari.

Des traces ADN exploitables

Côté enquête, les policiers s’attachent désormais à identifier la vingtaine d’individus composant le groupe d’assaillants. Selon nos informations, les bandes de vidéosurveillance n’ont pas donné grand-chose, si ce n’est à comptabiliser précisément le nombre d’individus impliqués. Par ailleurs, une quarantaine de scellés ont été analysés. Des traces ADN exploitables ont été extraites par le laboratoire de Police scientifique de Paris.


En outre, "un grand nombre de procès-verbaux ont été réalisés dans le cadre de l’enquête de voisinage", précise à LCI une source proche de l’enquête. Près d’une centaine de policiers ont tenté de contacter les résidents des 750 appartements situés à proximité du carrefour du fournil, où l’agression est survenue.

Ecoutes téléphoniques

Pour l’heure, l’appel à témoin lancé par la police pour demander aux habitants de briser la "loi du silence" au sein de la cité n’a reçu un écho que relatif. "Il y a eu peu de retour fiable", concède-t-on. Les policiers comptent surtout s’appuyer sur les écoutes téléphoniques. Selon nos informations, plusieurs individus sont actuellement surveillés de très près par les enquêteurs. Au moins l’un d’entre eux aurait été identifié comme l’un des principaux assaillants.


Compte-tenu de l’importance de l’enquête, deux juges d’instruction ont été nommés. Aucune garde à vue n’a encore été réalisée dans ce dossier. Mais les collègues des policiers blessés pensent qu’elles pourraient survenir rapidement. "Dans ce type d’affaires, il y en a toujours un qui se vante d’avoir presque réussi à tuer un flic. Ça nous remonte toujours aux oreilles", prévient l’un d’entre eux.

En vidéo

Images du véhiculé attaqué à Viry-Châtillon dans l'Essonne

Lire aussi

Tout savoir sur

Tout savoir sur

Policiers brûlés à Viry-Châtillon

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter