Voiture de police "escortée" par des scooters à Marseille : que s'est-il vraiment passé ?

Voiture de police "escortée" par des scooters à Marseille : que s'est-il vraiment passé ?

FAITS DIVERS
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FOCUS - Des images montrant une voiture de police prise en chasse par des scooters sur le parking d'un centre commercial marseillais provoquent la colère de certains internautes. Mais selon nos informations, la scène n'a rien à voir avec des violences.

Les images ont fait le tour des réseaux sociaux. Depuis mercredi, une vidéo montrant une "course-poursuite" entre des scooters et une voiture de police dans le parking d'un centre commercial marseillais font beaucoup réagir. "Cette vidéo date d'il y a un mois - du 31 mars, selon nos informations - et il y en a plein d'autres comme ça, a notamment assuré la maire des 15e et 16e arrondissement, Samia Ghali, sur CNews. "Ce sont des scènes du quotidien", ajoute l'élue. Une indignation légitime qui intervient deux jours après la révélation d'une autre vidéo amateur choquante, montrant un commando armé de fusils d'assaut semer la panique dans la cité de La Busserine (4e arrondissement).

Toutefois, en ce qui concerne l'affaire du parking et selon plusieurs sources policières que nous avons contactées, il ne s'agit pas véritablement d'une course-poursuite. 


Le 31 mars dernier, donc, plusieurs employés d'un magasin Carrefour sont en grève au centre commercial du 15e arrondissement et une patrouille de police est sur place pour s'assurer que tout se déroule dans le calme. Dans le parking du magasin, plusieurs jeunes sont regroupés pour tourner un clip de rap. Toujours selon nos informations, les policiers ont observé la scène avant de repartir, sans incident notoire. C'est là que les jeunes ont eu l'idée de les suivre en se collant au véhicule, probablement pour capter des images pour leur clip. 


Quelques minutes plus tard, deux équipages de police sont revenus sur place. Leur présence a alors immédiatement mis les derniers protagonistes en fuite, sans que les agents n'aient eu à sortir leurs armes à feu ou leurs flash balls. A l'époque, l'anecdote n’avait même pas été signalée par l’équipage à sa hiérarchie, les policiers estimant qu'il s'agissait là d'un non-événement.

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