Voiture de police incendiée : le sixième interpellé présenté au juge d'instruction

FAITS DIVERS

INFO METRONEWS - Le sixième individu suspecté d'avoir agressé l'adjoint de sécurité Kevin Philippy à coups de bâton a été déféré et va être présenté à un juge d'instruction en vue de sa mise en examen. Pendant ses 48 heures de garde à vue, le suspect a invoqué son droit au silence.

Le magistrat a considéré qu'il y avait assez d'éléments confondants pour qu'il lui soit présenté. Après deux jours de garde à vue, le sixième individu interpellé dans le cadre de l'enquête sur la voiture de police incendiée le 18 mai a été déféré en milieu d'après-midi, ce vendredi 10 juin. Il doit être présenté au juge d'instruction dans les heures qui viennent. Selon les informations recueillies par metronews, cet homme de 39 ans a invoqué, tout au long de sa garde à vue chez les policiers, son droit au silence. Le juge d'instruction décidera de le mettre ou non en examen. De son côté, le parquet a requis son placement en détention provisoire.

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"Haine antiflic"

Cet homme, un informaticien prénommé Nicolas, avait été arrêté dans le métro mercredi 8 juin par les policiers. Ces derniers le suspectent d'être l'individu auteur des coups sur l'adjoint de sécurité Kevin Philippy .

Les images de l'agression et de l'incendie de la voiture de police avaient tourné en boucle, suscitant une vague d'indignation. La scène s'était produite le 18 mai dernier à deux pas de la place de la République, où se tenait un rassemblement de policiers venus dénoncer la "haine antiflics".

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Les avocats dénoncent un dossier "vide"

Cinq suspects sont déjà mis en examen dans cette affaire, notamment pour tentative de meurtre sur policiers, destruction et violence en bande organisée. Proches de la mouvance antifasciste, ils reconnaissent leur présence sur les lieux mais contestent avoir participé aux violences.

Trois d'entre eux ont déjà été placés en détention provisoire, les autres restant libres sous contrôle judiciaire. Les avocats des suspects se sont dits "outrés" et ont dénoncé un dossier "vide".

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