Vol de cocaïne au 36 quai des Orfèvres : un des policiers suspendu a repris ses fonctions

FAITS DIVERS
FAIT DIVERS – Le fonctionnaire de police placé sous le statut de témoin assisté en août dernier dans le cadre de l'enquête sur le vol de 52,6 kilos de cocaïne au 36 quai des Orfèvres a regagné son bureau ce lundi. Jonathan G., brigadier de 33 ans mis en examen dans cette affaire, se trouve toujours lui en détention provisoire.

Presque quatre mois jour pour jour après sa suspension, le fonctionnaire a pu retrouver son bureau sur l'île de la Cité. Placé sous le statut de témoin assisté dans l'enquête sur le vol de plus de 52 kilos de poudre blanche dans la salle des scellés du 36 quai des Orfèvres, ce policier a été réintégré ce lundi 8 décembre selon une information du Parisien confirmée très rapidement par plusieurs sources.

Le 7 août dernier, le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, avait annoncé avoir décidé sa suspension"à titre conservatoire et à plein traitement". Depuis, le policier n'avait pu travailler mais avait perçu son salaire "dans son intégralité".

Une réintégration "normale"

Dans la nuit du 24 au 25 juillet dernier, 52,6 kilos de cocaïne s'étaient volatilisés de la salle des scellés du 36, quai des Orfèvres (4e). Jonathan G. brigadier âgé de 33 ans , avait été mis en examen dans ce dossier et placé en détention provisoire. Les enquêteurs s'étaient intéressés à un de ses collègues dont le nom apparaissait dans des documents de comptabilité retrouvés à son domicile.

A l'époque de la suspension de ce fonctionnaire, un porte-parole du ministère avait indiqué que celle-ci avait "été décidée pour la sérénité de l'enquête et du service de la brigade des stupéfiants, mais aussi pour le protéger au cas où il lui arriverait quelque chose dans le cadre de ses fonctions". Et d'ajouter : "cette décision vise plutôt à le mettre au vert plutôt qu'à le sanctionner".

Joint par metronews ce lundi, Me Anne-Laure Compoint a confirmé la réintégration de son client au 36 ce lundi. "Cette réintégration est normale dans le droit de la fonction publique", a précisé l'avocate. Dans quel état d'esprit se trouve-t-il aujourd'hui ? "Je ne sais pas, je ne lui ai pas tenu la main ce matin pour la rentrée des classes", a précisé dans un sourire Me Compoint, indiquant qu'elle n'avait pas "envie" de "parler davantage de son client".

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