Vols en série de lingerie en Vendée : mis en examen, le suspect se justifie en invoquant son "mal-être"

Vols en série de lingerie en Vendée : mis en examen, le suspect se justifie en invoquant son "mal-être"
FAITS DIVERS
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COMPULSIF – Le quadragénaire interpellé mardi matin à Moutiers-sur-le-Lay dans le cadre de l’enquête sur les vols en série de lingerie survenus en Vendée entre mars 2015 et décembre 2016 est passé aux aveux pendant sa garde à vue. Mis en examen mercredi soir pour vols aggravés et placé sous contrôle judiciaire, l’homme aurait invoqué un "mal-être" pour justifier de ses actes.

Est-ce la fin du cauchemar pour les Vendéennes ? Peut-être… Mercredi soir, à l’issue d’une trentaine d’heures de garde à vue,  le quadragénaire soupçonné d’avoir volé des dizaines de sous-vêtements féminins après s’être introduit au domicile de particuliers a été mis en examen pour "vols aggravés" et placé sous contrôle judiciaire. 


"Le suspect a reconnu la quasi-totalité des vols qui lui étaient reprochés, indique une source proche de l’enquête à LCI. Un sous-vêtement a été retrouvé à son domicile au cours des perquisitions. Il s’est visiblement débarrassé des autres. Il a été placé sous contrôle judiciaire et devra pointer à la gendarmerie. Un certain nombre d’interdictions lui ont par ailleurs été notifiées". 


Selon nos informations, le quadragénaire choisissait les habitations au hasard et sévissait en début de soirée, principalement le week-end. Dans la majorité des cas, il serait passé par la baie vitrée, parfois avec effraction pour s'introduire dans les logements. Uen fois à l'intérieur, il disposait la lingerie sur le lit, "la souillait parfois" selon la source, et repartait souvent avec quelques pièces. 

Déjà condamné pour des faits similaires

Pendant sa garde à vue, l'individu a invoqué un "mal-être" pour justifier de ses actes, commis notamment sur les communes de Nesmy, Le Tablier, Aubigny, L’Aiguillon-sur-Mer, Sainte-Gemme-la-Plaine et Luçon. Des expertises psychiatriques devraient être diligentées dans les prochaines semaines.  Né en 1969, il avait déjà été condamné en 1999 pour des faits similaires et avait de nouveau été mis en cause en 2008, toujours pour les mêmes délits. 


Début janvier, le procureur de la République de la Roche-sur-Yon, Hervé Lollic, avait indiqué que cinq plaintes avaient été déposées. Dans le même temps, plusieurs victimes avaient créé un groupe Facebook -fermé- baptisé "Mes sous-vêtements s’appellent reviennent". Dans leurs messages, plusieurs d’entre elles avaient fait part de leurs craintes, sachant l’individu toujours en liberté. Elles pourront prochainement se constituer parties civiles en vue d'un éventuel procès à venir.

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