Vulcain : la cellule d’enquêteurs spécialisée dans les feux de forêts

Vulcain : la cellule d’enquêteurs spécialisée dans les feux de forêts

GENDARMES DU FEU - Quelques heures après le déclenchement d’un feu de forêt se pose la question de sa cause. Dans le Var, la cellule spécialisée Vulcain investigue grâce à des moyens modernes et importants.

Ils sont en première ligne au même titre que les pompiers lors des feux de forêt. Les gendarmes doivent enquêter au plus vite pour déterminer leurs causes. Dans le Var, une cellule est d’ailleurs spécialisée dans ce domaine : la cellule Vulcain.

Dès les premières minutes, les investigations débutent. Un travail de fourmi réalisé tant sur le terrain que dans les laboratoires.

Recueil d’indices

Après un travail préalable de recueil de témoignages, le plus dur commence pour cette cellule. Le but ? Délimiter une zone restreinte afin de déterminer la zone de départ du feu. Un travail de précision comme l’explique l’adjudant-chef Christophe Peigne : 

"Le but est de matérialiser la zone avec des petits drapeaux. Une fois qu’on a fait cette forme géométrique, c’est notre zone de départ et à l’intérieur, on va peut-être trouver l’élément qui a mis le feu."

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Vient ensuite l’analyse météorologique et celle de l’environnement. Les gendarmes doivent scruter les moindres recoins de bois brûlés, relever des indices sur les végétaux, les squelettes ou les pierres au sol. En somme, tout ce qui a subi le passage du feu. Dans leur recherche, ils travaillent d’ailleurs avec les sapeurs-pompiers et les spécialistes du territoire du département.

Analyses scientifiques

Après ce travail minutieux, vient la phase d’analyses. Dans un laboratoire ultra-sophistiqué de La Valette-du-Var, leurs collègues prennent le relais. Car tout indice peut être un élément décisif.  "Essentiellement, on va rechercher des empreintes digitales appartenant à la personne qui a manipulé l’objet, en l’occurrence un briquet ici. Et on sera à même d’effectuer des prélèvements génétiques afin de pouvoir les envoyer en labo pour identifier un éventuel profil", explique l’adjudant Lionel Stimpfling.

Criminelle ou accidentelle ? Pour le moment, à Bormes-les-Mimosas, aucune piste n’est privilégiée. Dans plus d’un cas sur deux, les incendies sont imputables aux humains. Un quart est dû à un acte volontaire.

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