Meurtre d’Angélique : la femme du suspect "dévastée"

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CHOC - L'épouse de David Ramault, l'homme mis en examen pour le viol et le meurtre d'Angélique, est "dévastée". C'est ce que nous a confié son avocat, Me Hervé Corbanesi.

Au lendemain de la mise en examen d’Arnaud R., pour le meurtre d’Angélique, c’est "une femme dévastée", "une femme détruite" que Me Hervé Corbanesi a vu arriver mardi matin dans son cabinet à Lille. "J’ai vu une  femme avec des fantômes dans les yeux, une femme qui s’est réveillée en se disant que, rétrospectivement, qu’elle a vécu près de vingt années avec un homme capable de commettre de tels faits", explique-t-il à LCI. 


Cette mère de famille lui a expliqué n’avoir rien vu venir : "Ils étaient mariés, ils ont eu deux enfants, il n’y a jamais eu d’anicroches dans leur couple. Avec lui elle a partagé sa vie, son lit, les repas, les barbecues, les soirées avec les amis…" égrène Me Corbanesi. "C’est une femme pour qui tout s’est dérobé sous les pieds, en quelques heures, et qui est dans un état de détresse absolue", poursuit-il. 

Ses premières pensées ne vont pas à son mari mais aux parents de la petite fille

Le choc est d’autant plus violent que les deux familles se connaissaient. Pendant plusieurs années, elles ont habité dans le même immeuble. Alors ses premières pensées, explique son avocat, ne vont pas à son mari mais aux parents de la petite fille. "Une des premières choses qu’elle m’a dit en entrant dans mon cabinet, c'est : 'Moi je suis une maman, comment serais-je si on m’avait enlevé un de mes deux enfants dans les conditions que l’on connaît ?'". 

Depuis l’interpellation de son mari, la vie de cette femme a elle aussi  "viré au cauchemar". "Des photographies de ses enfants ont été jetées en pâture sur Internet, des vitres de son domicile ont été caillassées, elle a été la cible de menaces via les réseaux sociaux", relate ainsi Me Corbanesi. 


Selon l'avocat, l’épouse du suspect, est elle aussi victime dans cette affaire.  "Sa vie a sombré. Elle et ses enfants vont avoir besoin d’un soutien psychologique, leur maison est sous scellée…" argumente-t-il. C’est pourquoi il entend demander dès demain à ce qu’elle puisse se constituer partie civile. 

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