Vous pouvez apprendre ces gestes qui sauvent à votre enfant dès le plus jeune âge

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PRÉVENTION - On ne le sait pas toujours, mais on peut apprendre à ses enfants, dès le plus jeune âge, les gestes qui sauvent. Pour vous en convaincre, les Sapeurs-Pompiers de France viennent de publier un guide pratique sous forme d'abécédaire.

Si les accidents domestique représentent la première cause de décès chez les enfants de 1 à 14 ans, selon une étude de l’association Attitude Prévention, qui regroupe tous les assureurs français, moins d'une personne sur cinq maîtrise les gestes qui sauvent. Plus grave, 90% des parents reconnaissent avoir déjà eu, au cours de leurs activités quotidiennes, un comportement à risque en présence de leurs enfants. 


Pourtant, d'après les experts en premiers secours, dès le plus jeune âge, les enfant peuvent être très efficaces dans les situations d'urgence. Encore faut-il qu'on leur apprenne comment soigner les blessures courantes ! Les Sapeurs-Pompiers de France ont donc décidé de publier un petit guide illustré : 40 gestes d'urgence en cas d'accident domestique (Editions Larousse), rassemblant 40 fiches conseils pour savoir comment anticiper et comment réagir. Avec pour chaque situation, des conseils spécifiques à destination des enfants.

Leur faire prendre conscience du risque

Plutôt que d'interdire certaines actions à ses enfants, mieux vaut leur en expliquer les dangers et leur apprendre à adopter les bons comportements pour les éviter. Les sapeurs-pompiers de France en sont convaincus : "Dès 18 mois, un enfant peut comprendre des règles simples de sécurité et des interdits, tels que ne pas mettre les doigts dans les encadrements de porte, ne pas toucher un four allumé... A 2 ans, on peut commencer à le responsabiliser, en le faisant participer à la vie de famille (mettre le couvert, s'occuper d'un animal...) et en l'encourageant à s'affirmer". Expliquez-lui par ailleurs pourquoi vous rangez les produits ménagers en hauteur ou installez des cache-prises. En effet, nous avons souvent tendance à dire aux enfants de faire attention, sans toujours préciser "à quoi" et "pourquoi".

A comme Alerter les secours

• 15 (service d'aide médicale d'urgence - Samu), 18 ou 112 (sapeurs-pompiers) : apprenez à votre enfant à composer ces numéros en cas d'alerte et à retenir son adresse. N'hésitez pas à la noter de manière très détaillée sur le frigidaire. 

• Ecrivez également votre numéro de fixe sur le téléphone au cas où il ne l'aurait pas mémorisé. 

• Expliquez-lui les informations qu'il devra donner aux secours - le lieu précis de l'événement (commune, numéro de rue, voie, étage, accès digicode), ce qui se passe, et le numéro de téléphone -.

B comme Brûlure

Selon les Sapeurs-Pompiers de France, la brûlure de l'enfant représente 30% des cas. La plus fréquente étant la brûlure par projection ou immersion dans un liquide chaud (52,5%), ce qui fait de la cuisine (56,6% des cas) et de la salle de bain (13,5%) les pièces les plus dangereuses de la maison.

• Assurez-vous de tourner le manche des poêles et casseroles vers l'intérieur de la plaque de cuisson pour que l'enfant n'y accède pas (21% des brûlures).

• Equipez-vous d'un four à porte isotherme. Sinon, expliquez à votre enfant que celle-ci brûle si on la touche.

• Expliquez à votre tout-petit qu'il ne doit pas s'approcher d'une cheminée ou d'un barbecue.

• Dites-lui qu'en cas de brûlure, il faut "refroidir" la zone atteinte avec de l'eau tempérée du robinet pendant au moins 10 minutes.

C comme Chute

"Jusqu'à six ans, la chute est l'accident le plus fréquent, ce qui occasionne des traumatismes, notamment à la tête. Par ailleurs, chaque année en France, les chutes accidentelles de grande hauteur (fenêtre, balcon...) font plusieurs centaines de victimes, en particulier chez les enfants de moins de 6 ans (62%)", soulignent les Sapeurs-Pompiers de France. 

• Rappelez à votre enfant qu'il ne doit pas déplacer un camarade qui vient de tomber dans l'escalier.

• Expliquez-lui, selon son âge, les risques de chute s'il monte sur un objet ou une chaise et qu'il se penche pour regarder dehors. 

• Veillez, par ailleurs, à ce qu'aucun meuble ne se trouve sous les fenêtres. 

• Comme ces accidents arrivent très vite, fermez fenêtres et portes-fenêtres quand vous quittez une pièce.

E comme Électrocution

"40% des victimes sont des enfants de moins de 9 ans", insistent les Sapeurs-Pompiers de France. 

• Apprenez à votre enfant à ne pas toucher ni jouer avec les prises de courant.

• Faites installer des prises à éclipses ou positionnez des cache-prises.

• Prenez garde à ce que les petits ne mettent pas les rallonges électriques à la bouche ou versent de l'eau dessus.

H comme Hémorragie

Les saignements abondants chez les enfants sont souvent consécutifs à un accident domestique (chute, objet coupant...). Elles sont d'autant plus grave chez eux que leur volume de sang est moindre.

• Montrez à votre enfant comment on comprime une plaie : appuyer fortement sur l'endroit qui saigne avec la paume de la main en interposant si possible une épaisseur de tissu propre (mouchoir, torchon...).

• Expliquez-lui qu'il peut utiliser cette technique sur un camarade qui s'est fait mal, en attendant les secours.

Et si on formait toute la famille ?

Pour les autres lettres de l'alphabet, procurez-vous le livre 40 gestes d'urgence en cas d'accident domestique. Sachez par ailleurs que la quatrième édition de "Paris qui sauve" se déroule le samedi 30 mars dans les vingt mairies d'arrondissement. Créée par la Ville de Paris, au lendemain des attentats du 13 novembre 2015, cette opération permet d'apprendre gratuitement les gestes de premiers secours, sous la houlette  de la Croix-Rouge française, de la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris, des Hôpitaux de Paris (AP-HP/SAMU), et de la Protection civile de Paris. Elle est accessible à tous, à partir de 10 ans.

Dès le 1er mars,  vous pourrez vous inscrire sur le site de la Ville de Paris en sélectionnant la mairie d‘arrondissement de votre choix. À l’issue de cette formation de deux heures, chaque volontaire recevra une attestation de participation ainsi qu’un aide-mémoire. En 2018, près de 5.000 Parisiens ont participé à cette opération.

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