#BalanceTonPou : une maman appelle à chasser "tous en même temps" ces vilains parasites de la tête des enfants

Famille

SHAMPOUINAGE NATIONAL - Régulièrement, ils colonisent nos chères têtes blondes et font craquer les parents les plus zen. "Ils", ce sont bien sûr les poux. Des petits parasites qu'une maman bretonne a décidé d'éradiquer une bonne fois pour toutes. Pour cela, elle a lancé l'opération #BalanceTonPou pour les deux premiers week-ends du mois de mars. Elle nous explique.

Aline Baudry-Scherer a décidé d'employer les grands moyens pour venir à bout des poux qui squattent inexorablement la tête de ses enfants. Cette romancière, mère de trois enfants résidant à Quimper (Finistère), appelle les familles de France et de Navarre à se lancer toutes ensemble les deux premiers week-ends de mars dans une grande offensive contre ces petits parasites gloutons. Une campagne lancée sur les réseaux sociaux qu'elle a baptisée #BalanceTonPou. Parce que "ça se retient facilement, un peu comme une parole de chanson", explique-t-elle à LCI. 

A quelques jours de l'opération, la jeune femme est plutôt confiante, notamment au vu du nombre de retours positifs qu'elle a reçus. "Beaucoup de parents, via les réseaux sociaux, me disent que eux aussi n'arrivent pas à éradiquer les poux de leurs enfants, mais qu'ils n'osaient pas en parler avant, raconte-t-elle. Il faut dire que l'on ne se vante jamais de dire à la maîtresse que ses enfants en ont !" Dans l'école des siens, le "tabou" est en tout cas brisé : les professeurs ont même distribué un petit mot dans tous les carnets "pour prévenir de l'imminence de la bataille".

D-é-d-r-a-m-a-t-i-s-e-r

En lançant cette croisade, Aline Baudry-Scherer a juste voulu "d-é-d-r-a-m-a-t-i-s-e-r" la situation, avec humour. Elle a créé pour l'occasion un blog dans lequel les parents peuvent échanger. Elle y met également à disposition des visuels et un message type à partager et diffuser dans les écoles, aux recteurs académiques et aux maires, pour que son initiative soit connue de tous. "Il y a des choses plus graves dans la vie, mais c'est quand même très embêtant quand ses trois enfants en sont couverts", poursuit-elle. 

 "J'ai beaucoup râlé, je me suis souvent fait maudire pour être celle, dans la famille, par qui les poux arrivaient. J'ai assuré à mes enfants qu'il n'y avait rien de plus joli qu'une coupe très courte, j'ai lavé des tonnes de draps, de manteaux, de coussins, de serviettes... Mais rien n'y a fait. Peut-être aurait-il fallu alerter les pouvoirs publics par un biais officiel, mais je ne sais pas trop quel est ce biais officiel, raconte encore la jeune femme. Il existe pourtant une solution simple : s'occuper de ce problème de santé publique, ou en tous cas d'hygiène publique, tous et toutes en même temps". 

Car c'est bien là que le bât blesse. "Je ne crois pas à l'idée que seuls certains parents traitent leurs enfants. Je pense que tout le monde le fait, mais pas en même temps", souligne la jeune mère de famille. Or on sait bien qu'il suffit d'un pou sur une seule tête pour avoir tout à recommencer". D'où cette idée toute simple de passer à l’attaque au même moment, les 2 et 3 mars. Et d'en remettre une couche lorsque les lentes ont éclos une semaine plus tard, les 9 et 10 mars.  

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"La prévention reste encore la meilleure arme"

Et peu importe la méthode : le peigne fin, le répulsif ou les produits gras qui étouffent la bête. "Il existe aussi une invention bretonne astucieuse : Adipoux, un répulsif à base d'huiles essentielles qui se présente sous la forme d’un serre-tête", nous confie la jeune femme. Toutefois, la prévention reste encore la meilleure arme : s’attacher les cheveux, ne pas coller sa tête sur celle de ses camarades - ce qui est le cas quand on fait des selfies -, ou encore ne pas se prêter son bonnet".

Après cette opération coup de poing, Aline Baudry-Scherer est bien décidée à continuer à informer. "Et peut-être qu'à force, l'Education nationale ou le Rectorat me contacteront. J'ai pourtant bien essayé de les joindre, mais sans succès", assure-t-elle. En revanche, une directrice de Centre de loisirs l'a appelée pour en savoir plus. "Peut-être que c'est par ce biais que l'information remontera vers les plus hautes instances. Je me dis que ce n'est pas très compliqué, ni très onéreux, d'envoyer un mail aux écoles pour lancer ce genre de campagne 3 fois par an".

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