Pour éviter que les enfants ne les avalent, voici les premières piles boutons... au goût amer

Pour éviter que les enfants ne les avalent, voici les premières piles boutons... au goût amer
Famille

DANGER - Elles sont rondes, plates, brillantes et rendent de grands services... mais les piles boutons peuvent aussi représenter un risque potentiel pour les jeunes enfants s'ils les ingèrent. Alors pour éviter le pire, Duracell a décidé d'innover en ajoutant sur ses piles au lithium la substance la plus amère au monde. Explications...

C'est une réalité qui fait froid dans le dos : l’an dernier, plus de 1 200 enfants ont été hospitalisés en France suite à l’ingestion d’une pile bouton au lithium. Ces petits objets ronds et brillants attirent en effet l’œil des plus petits, qui peuvent être tentés de les mettre à la bouche. Un phénomène en recrudescence au moment des fêtes de Noël car de nombreux jouets et appareils électroniques en sont dotés. Et même si des dispositifs de sécurité existent, aucun parent n'est à l'abri d'un accident.

Consciente de cette problématique, la marque de piles Duracell avait innové en 2017 en créant un emballage intégrant une double-coque inviolable. Cette année, l'enseigne au lapin rose a décidé d'aller plus loin en recouvrant une partie de ses piles boutons avec un sticker imbibé d’une couche de benzoate de dénatonium. Ce nom barbare est celui d'un composant, déjà utilisé par de nombreux fabricants de produits d’entretien ménagers (dosettes de lessive), cosmétiques (shampoing) et produits de jardinage, qui a une vertu fort utile : il possède un goût ultra-amer, même en dosage infime. 

Résultat, les enfants vont immédiatement et instinctivement recracher l'objet du délit. Et pour ne rien gâter, il est totalement inoffensif en cas de consommation. 

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Des complications très graves

Il faut dire que cette problématique n'est pas à prendre à la légère. Selon les autorités sanitaires, trois enfants sont morts depuis 2016 après avoir ingéré ces piles au format lilliputien. Du coup, pour alerter les parents et grands-parents sur les risques encourus, Duracell a lancé par ailleurs sa seconde campagne de sensibilisation Plan Sécurité Enfant. “Nous savons en effet que si les parents ont des comportements adaptés, et qu'ils sont 83% à considérer que les piles au lithium sont plus dangereuses que les autres, les dangers liés à leur ingestion sont encore mal connus", précise Denis Pons de Vier, le directeur général de Duracell France. 

Ainsi, selon une enquête inédite menée par l'Ifop*, 47% des parents pensent que le principal danger lié à l’ingestion d’une pile bouton au lithium par un enfant en bas âge reste l’asphyxie due à l’obstruction des voies respiratoires. Côté grands-parents, ils sont encore plus prompts à minimiser les risques : 9% pensent que l’ingestion peut provoquer des maux de ventre, voire ne causer aucun risque (5%) !

La réalité est évidemment tout autre : "l’ingestion d’une pile bouton au lithium peut provoquer dans un délai très court (moins de 2 heures) des complications très graves telles que : des brûlures, des perforations œsophagiennes, une hémorragie du tube digestif (œsophage, estomac, intestins), voire la perforation des voies respiratoires pouvant aller jusqu’au décès de l’enfant. En cas de doute, il ne faut pas hésiter une seconde à contacter le SAMU", souligne le Dr Suzanne Tartière, médecin urgentiste au

Samu de Paris. La vigilance est donc plus que jamais de mise. A l'heure actuelle, 66% des parents avouent doter leurs tiroirs de fermeture spécifique "sécurité enfant" et 46% assurent vérifier ou renforcer la sécurité des fermoirs de piles directement sur les objets, avec du ruban adhésif par exemple.

* Enquête Duracell/IFOP menée auprès d’un échantillon de 1001 parents et grands-parents ayant au moins un enfant ou petit enfant âgé de 6 ans ou moins, représentatif de cette population.

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