Rangement : "bordélique", "accumulateur"... Vous vous retrouverez forcément dans l'un de ces 6 profils-type

Rangement : "bordélique", "accumulateur"... Vous vous retrouverez forcément dans l'un de ces 6 profils-type
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HOME SWEET HOME - Face au désordre, nous sommes tous différents. Entre les bordéliques, les accumulateurs ou les pros du rangement, il y en a pour tous les goûts, comme le révèle une étude réalisée par Sociovision sur l'influence du rangement sur le bien-être des Français. Et vous, à quel profil appartenez-vous ?

Lieu de cocooning, de lien familial, de ressourcement, de sécurité... La maison est notre refuge. Mais on a tendance à y entasser toujours plus de choses. Ainsi, 57% des Français disent avoir tendance "à tout garder et à accumuler", et 38% avouent que cela leur pèse, selon une étude révélée jeudi 21 novembre par Sociovision. Conséquence : ils se sentent de plus en plus à l’étroit et manquent de place. Une tendance qui n'a pas échappé à certains, comme le montre les nombreux modes d’emploi sur la façon de ranger qui font florès sur Internet ou dans les librairies, à l'image du succès planétaire rencontré par le livre de la Japonaise Marie Kondo, "La magie du rangement".

Ranger est donc devenu essentiel pour notre bien-être (c'est même une condition sine qua non pour 1 Français sur 2). Mais jusqu’où et avec quelle ligne de conduite ? 

Car nous sommes bien différents face à cette question. Premier constat : les hommes ont une plus grande tolérance au désordre : ils sont en effet 46% à ne pas être dérangés lorsque c’est "le bazar" chez eux, contre 35% des femmes. Ce qui peut susciter quelques petits agacements dans les foyers. Deuxième constat, nous ne sommes pas tous égaux face au rangement. La preuve avec ces six profils type. Allez-vous vous reconnaître dans l'un d'entre eux ?

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1- Les "bordéliques désinvestis"

Cette catégorie concerne 13% de la population française selon cette étude. Ils vivent dans le désordre et ne s’en portent pas plus mal. Pour eux, le rangement n'est vraiment pas une variable de bien-être. Le désordre, ils s’en fichent tellement qu'ils ne pensent même pas à regarder des solutions de rangement. "C'est un profil surreprésenté chez les hommes, locataires d'un appartement", indique Lise Brunet, directrice conseil à Sociovision, lors de la présentation de l'étude.

2- Les "cools" du rangement

"On peut dire que ce sont un peu les Français moyens", souligne Lise Brunet. Ils représentent le segment le plus important (30%). Un peu de désordre ne leur fait pas peur et ils ne veulent pas trop se prendre la tête avec le rangement. En général, ils mettent de l'ordre le week-end. En revanche, s'ils ont des invités, ils essayent de faire bonne figure et mettent les bouchées doubles pour préserver les apparences.

3- Les "accumulateurs débordés"

Le groupe des "accumulateurs débordés" (16%) a beaucoup de mal à jeter. Incapables de faire le tri, ils préfèrent accumuler. Conséquence, ils ont de plus en plus de mal à vivre dans leur logement où s’entassent de nombreux objets. Ils vivent dans un désordre ambiant, stockent, et finissent par se sentir à l’étroit. Ce sont en général des adeptes de la récup'. Dans les cas extrêmes, on retrouve une forme d'accumulation compulsive qu'on appelle le "syndrome de Diogène".

4- Les "habitués du joyeux bazar"

11% des Français se classent comme des "habitués du joyeux bazar". Chez eux, le désordre s’installe rapidement… Alors ils passent leur temps à ranger : remettre les choses à leur place, nettoyer, et même cacher pour préserver un semblant d’ordre chez eux. On peut dire qu'ils vivent dans un bazar organisé. Chaque endroit a son désordre, mais ils s'y retrouvent. Ranger leur apporte un sentiment de confiance et de sécurité. "C'est un profil que l'on trouve principalement chez les jeunes familles qui ont des enfants en bas âge", souligne Lise Brunet.

5- Les "pros du rangement"

"Les intérieurs nickels que l'on retrouvent dans les magazines de déco, voilà la conception du rangement qu'ont 17% des Français", poursuit Lise Brunet. Ce sont de vrais "pros" qui ne veulent pas perdre de temps. Ils organisent, ils jettent (ils n'ont aucun problème pour ça), et nettoient avec efficacité : pour eux, c’est une routine quotidienne et bien huilée. Dans les cas extrêmes, c'est dans cette catégorie que l'on retrouve les maniaques. C'est un profil surreprésenté parmi les propriétaires de maison dont les enfants ont quitté le foyer.

6- Les "impliqués contrariés"

Ce profil est surtout féminin. C'est la cliente idéale des coachs en rangement. Ces impliqués contrariés (13%) pensent qu’en rangeant, ils mettent de l’ordre dans leur tête et dans leur vie. Ils sont en quête permanente de perfectionnement et recherchent les meilleures solutions de rangement et les méthodes de tris les plus efficaces. Ce qui s'apparente pour eux à de vraies techniques de développement personnel ! "Leur seul problème, c'est qu'ils ont tendance à accumuler, car ils attachent une valeur sentimentale importante à leurs objets et à leurs meubles. Ils sont un peu plus nostalgiques que la moyenne", conclut Lise Brunet.

Enquête réalisée en ligne par Sociovision pour l’Ameublement Français auprès d'un échantillon représentatif de 1514 personnes âgées de 18 à 70 ans et qui a conduit à des entretiens ethnographiques dans différents logements (appartement, petite maison, grande maison…). Le recueil des données a eu lieu du 3 au 11 octobre 2019.

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