Siège auto mal fixé, absence de rehausseur... Trop d'enfants sont mal ou pas attachés en voiture !

Famille

PROTECTION - Deux enfants sur trois seraient mal attachés en voiture, voire... pas du tout. C'est le résultat préoccupant d'une étude de la Prévention routière qui remet les points sur les "i" en matière de sécurité des moins de 10 ans sur la route.

Les chiffres parlent d'eux-mêmes : 64 % des moins de 10 ans sont mis en danger par une mauvaise installation en voiture, s’alarment, dans une étude récente de l’association Prévention routière et la marque Bébé Confort. Soit parce que les parents ont mal équipés leurs enfants (56% des cas), soit parce que les enfants ne sont pas attachés du tout (8% des cas).

Premier travers pointé du doigt dans l'étude disponible sur le site de la Prévention Routière : des sièges auto mal arrimés. Comme le précise le site de la Prévention routière, "parmi les erreurs d’installation avec les sièges auto, se trouvent une tension insuffisante du harnais, un harnais vrillé, des épaules de l’enfant en dehors du harnais… Autant de situations qui ne garantissent pas une retenue correcte de l’enfant dans son siège en cas de collision ou de retournement du véhicule". Ou encore les erreurs avec les rehausseurs : ceinture de sécurité mal placée (au-dessus des accoudoirs, sous le bras de l’enfant), mauvais réglage du guide sangle supérieur. "En cas d’accident, il y a risque de lésions thoraciques ou abdominales", précise-t-on sur le site.

Autre grief : la manière dont l'enfant est assis. Toujours selon l'étude, seule la moitié (56%) des enfants de moins de 2 ans voyagent dos à la route. Or, le passage "face à la route" se fait beaucoup trop tôt, généralement dès 9 mois. De quoi rappeler qu'en cas d’accident, la position "dos à la route" reste la plus sûre pour le cou et les cervicales des enfants, encore très fragiles. Quant au rehausseur, il serait abandonné trop précocement, souvent dès l’âge de 5 ans. Un quart des enfants de cet âge sont recensés assis à même le siège du véhicule. Or, l’usage d’un siège s'avère adapté jusqu’à 10 ans.

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Sièges auto classés en biens de première nécessité ?

Comme l'a souligné Le Parisien en divulguant cette étude, attacher ses petits a un coût : avec un prix moyen de 200 euros pour un siège bébé, de 400 euros pour un siège enfant et de 150 euros pour un rehausseur, le budget à prévoir pour un seul enfant avoisine les 800 euros. 

Avec toutes les erreurs de parents relevées dans leur étude, la Prévention routière appelle à agir pour obtenir la reclassification des sièges auto en biens de première nécessité ou de sécurité essentielle. Une mesure qui permettrait d’abaisser la TVA de 20% à 5,5 %, permettant de favoriser le renouvellement et l'achat de sièges plus sûrs. 

Rappelons les chiffres terrifiants disponibles sur le site de la prévention routière : en 2017, 84 enfants de moins de 18 ans ont été tués en voiture et 914 hospitalisés pour leurs blessures. 41% des décès d’enfants et d’adolescents sur la route ont eu lieu alors qu’ils étaient transportés en voiture.

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