"Mon père a tué ma mère" : Françoise raconte l'enfer des violences conjugales

"Mon père a tué ma mère" : Françoise raconte l'enfer des violences conjugales
Famille

TÉMOIGNAGE – A 13 ans, Françoise a été témoin du meurtre de sa mère par son père. Un drame qui l'a détruite. Elle prend la parole aujourd'hui et se bat afin que les enfants ne soient plus les victimes oubliées des violences conjugales. Elle raconte sa "colère" aux caméras de "Sept à Huit".

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Elle ne l'appelle plus "mon père", mais "le géniteur". Françoise avait 13 ans lorsque son père a tué sa mère sous ses yeux. Un drame qui l'a anéantie et qu'elle raconte au magazine "Sept à Huit" dans l'interview en tête de cet article.

Les souvenirs sont parfois flous, mais le traumatisme bien présent. Face aux caméras de l'émission de TF1, Françoise évoque les "cris", les "pleurs", les "affaires qui volent", les "coups" portés sur sa mère par ce père alcoolique, les "plans stratégiques" élaborés avec son frère et sa sœur pour la protéger... Des scènes traumatisantes aussi, comme cette fois où, tentant de fuir en voiture avec sa mère, elle a vu cet homme brandir un pavé dans la vitre arrière du véhicule.  Sa mère s'en sortira avec un traumatisme crânien. Ce jour de décembre, enfin, au cours duquel il a sorti une carabine et fait basculer à jamais la vie de la famille... Après ce drame dont elle mettra du temps à comprendre la réalité, avant que la "colère" ne la saisisse au bout de quelques mois, les trois enfant seront séparés, "distribués" entre les frères de la maman décédée. 

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Condamné à 14 ans de prison pour assassinat, le "géniteur" de Françoise sera finalement libéré au bout de neuf ans. Françoise, qui avait pu se rendre compte qu'il n'avait "pas changé" après avoir repris contact avec lui lorsqu'elle avait 16 ans, n'a ensuite plus eu de nouvelles. Jusqu'à ce que récemment, le département du Maine-et-Loire ne lui envoie un courrier pour connaître ses ressources et la faire participer aux frais d’hébergement de sa maison de retraite... Ce qu'elle a évidemment refusé. 

Aujourd'hui, Françoise se bat pour que les enfants ne soient plus les victimes oubliées des violences conjugales. Avec une demande : "Qu’on enlève tout de suite, immédiatement, les droits parentaux aux géniteurs assassins", mais aussi "pour tous les enfants maltraités". 

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