Laxisme ou interdiction totale : quand le smartphone crée la zizanie entre parents et ados

Laxisme ou interdiction totale : quand le smartphone crée la zizanie entre parents et ados

DOCUMENT SEPT À HUIT – L'intrusion des téléphones portables dans notre quotidien bouleverse notamment la vie des familles. Partagés entre laxisme et interdiction totale, les parents essayent de trouver le juste-milieu. Mais la partie est loin d'être gagnée...

De nombreux ados y passent plusieurs heures par jour. D'autres en sont carrément accros et ne décrochent plus la tête de leur écran. Le smartphone s'est imposé en quelques années comme le meilleur ami de nos adolescents, ce qui n'est pas le cas des parents qui, dépassés, tentent de réagir. Entre laisser-faire et interdiction totale, la guerre du portable est belle et bien déclarée dans les familles.

Un exemple dans la région lilloise où nous entraîne Sept à Huit Life, diffusé dimanche 23 février sur TF1. Ophélie, 12 ans, se précipite chaque soir après l'école sur son portable. Elle y passe cinq heures par jour, avec un petit faible pour la dernière appli à la mode chez les ados : Tik Tok. Un réseau social qui rassemble 800 millions d'abonnés dans le monde et où le but du jeu est de réaliser une vidéo de 15 secondes dans laquelle on danse et on chante en play-back. Une vidéo qui sera bien sûr diffusée ensuite à ses abonnés, une centaine pour la jeune fille.

"Ça ne sert à rien... mais ça me détend", dit-elle à Sept à Huit, comme pour mieux se persuader de l'intérêt de la chose. Dans une autre pièce, son frère aîné passe, lui, 7 heures par jour sur les réseaux sociaux, soit deux fois plus qu'un ado de son âge. Alors, quand vient l'heure du dîner, difficile de couper le cordon. Et les menaces ne font guère le poids du côté des parents. 

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Seul 12% des collégiens n'ont pas de téléphone

Pourtant, d'après de nombreuses études, cette surexposition aux écrans peut entraîner des troubles du sommeil, des difficultés à l'école et augmenter les risques d'isolement. En France, le ministère de la Santé déconseille d'ailleurs fortement tous les écrans aux enfants de moins de trois ans pour ne pas altérer le développement du cerveau. Les parents d'Ophélie ont bien tenté d'imposer des limites avec une extinction des feux à 22 heures. Mais une fois sous la couette, la jeune fille ne peut décoller de son appareil et se laisse envoûter par les images qu'elle regarde en boucle. 

En France, seul 12% des collégiens n'ont pas de téléphone, au grand désespoir de ses ados qui se sentent marginalisés. Diane en fait partie. Et elle a bien du mal à accepter cette privation depuis son entrée en 6e. A force de persuasion, elle a finalement réussi à obtenir un maigre compromis : elle a le droit trois fois par semaine de consulter ses messages sur le portable de sa maman, mais seulement pendant 30 minutes. Une situation difficile à vivre pour la jeune fille. "Je me sens différente", avoue-t-elle à Sept à Huit. Mais sa mère, Marie-Alix, ne veut pas céder et milite pour l'interdiction totale  du portable avant 15 ans, créant même un groupe Facebook pour aider les parents démunis.

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Entre laxisme et interdiction totale, d'autres parents ont choisi le compromis : pas de téléphone à table ou encore portable éteint à 21h30 en semaine. Des mesures d'urgence prises par une mère de famille alors que les notes de son aîné baissaient inexorablement. Elle a bien tenté aussi d'opposer à ses enfants d'autres sources de distraction, comme le UNO ou le Mikado. En vain.

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