PMA post-mortem : elle raconte son combat pour avoir un enfant de son mari décédé

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TÉMOIGNAGE – C’est un dossier complexe et délicat sur lequel le Conseil d’Etat doit trancher dans les jours à venir : veuve depuis avril dernier, Laurenne veut, comme son mari le souhaitait, avoir un troisième enfant de lui en obtenant le droit de transférer en Espagne, où la pratique est autorisée, les embryons qu'ils avaient conçus. Elle raconte son combat aux caméras de "Sept à Huit".

"Je vais décéder dans les jours ou semaines à venir. Je souhaiterais vivement que ma femme puisse utiliser les embryons que nous avions conservés. De là-haut, je serai le plus heureux de voir tout cela se faire". Ce souhait, Roy l'a exprimé dans une lettre avant de mourir en avril dernier des suites d'une leucémie. Et sa veuve Laurenne est bien décidée à le faire respecter en pratiquant une implantation de ces embryons en Espagne.  

La jeune femme raconte, dans la vidéo en tête de cet article, son histoire d'amour atypique et son combat aux caméras de l'émission de TF1 "7 à 8". Son coup de foudre avec Roy, la naissance de leur première fille, l'annonce de la maladie un jour de Noël 2016... A la faveur d'une rémission et poussés par une "pulsion de vie", ils auront un second enfant, conçu par procréation médicale assistée, mais Roy, dont l'état de santé s'est entre-temps dégradé, décédera quatre mois plus tard. 

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La procréation post-mortem autorisée durant un an en Espagne

Suite à cette dernière grossesse, le CHU de Brest avait conservé quatre embryons du couple, qui souhaitait encore réaliser une PMA. Ce sont eux que Laurenne, qui espère que le Conseil d'Etat, qui doit rendre un avis avant la fin de la semaine, tranchera en ce sens, veut faire transférer en Espagne : contrairement à la France, la loi y autorise la procréation post-mortem dans les 12 mois suivant le décès du mari. Soit, dans son cas, jusqu'en avril prochain.

Alors que l'Assemblée nationale a adopté en octobre un projet de loi bioéthique qui prévoit notamment l'ouverture de la PMA à toutes les femmes, Laurenne interroge : "Pourquoi autoriser une femme seule à avoir un enfant, avec un don de sperme ou d’embryon, et dans le même temps ne pas l’autoriser pour une femme veuve qui ( ) pourra dire à l’enfant comment était son papa physiquement, ce qu’il faisait dans la vie, comment il était ?"

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