Sécurité, mal de l’air, vue… Quelles sont les meilleures places dans un avion ?

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VACANCES - A part si vous avez prévu de voyager en Business Class ou en Première, il n'est pas toujours facile de rester coincé de longues heures dans la carlingue d'un avion. D'où l'importance de bien choisir son siège, que ce soit pour avoir un peu plus d'espace ou pour ressentir le moins possible les turbulences. Joachim Coursimault, chef de cabine sur Air France, nous livre ses petits secrets.

En cette période de vacances, vous vous apprêtez peut-être à prendre l'avion. Mais avant de faire la queue pour déposer vos bagages, puis passer les contrôles de sécurité et enfin embarquer - ce qui peut s'apparenter à un parcours du combattant l'été -, vous avez dû choisir votre place dans l'appareil (en général 24 à 48 h avant le décollage). Et, là encore, ce n'est pas toujours une mince affaire.


Entre les places où vous ressentirez le moins les turbulences, celles où vous aurez le plus de place pour vos jambes ou la meilleure vue à l'atterrissage, et celles à éviter absolument, il faut être un fin limier pour ne pas piocher le mauvais numéro de siège. Pour vous aider à vous y retrouver, on a demandé conseil à Joachim Coursimault, chef de cabine sur Air France depuis 11 ans et secrétaire général de l'Union des Navigants de l'Aviation Civile (UNAC).

Vous avez peur en avion

En cas de turbulences, on choisit les ailes

Vous stressez à l'idée de prendre l'avion parce que la moindre turbulence vous fait imaginer le pire ? Selon notre spécialiste, il vous suffit de réserver les sièges situés au niveau des ailes ou à l'avant de celles-ci pour que ces fameux soubresauts - au demeurant inoffensifs pour l'avion - soient très nettement atténués. "Pour la simple et bonne raison que c’est le centre de gravité de l’avion et donc la partie la plus stable", avance Joachim Coursimault. En revanche, éviter l'arrière de l'appareil qui risque de rapidement bouger en cas de trous d'air, surtout si vous avez le mal de l'air.


Oui mais... c'est plus sûr à l'arrière

Toutefois, il va falloir faire un choix, car ces fameux sièges situés au fond de l'avion sont aussi ceux où on a le plus de chances, statistiquement, de survivre à un crash. En effet, selon une étude du magazine américain Popular Mechanics qui a examiné des dizaines de crash d'avions commerciaux aux Etats-Unis depuis 1971, les passagers assis à l’arrière ont 40% de chances en plus d'y réchapper par rapport aux passagers situés dans les premières rangées à l'avant. "Et si vous êtes vraiment phobique, choisissez plutôt les places à côté du couloir car, en cas de problème, vous serez le premier de votre rangée à pouvoir sortir !", conseille le chef de cabine.

Vous avez besoin de calme et d'espace

Moins de bruit à l'avant

Pour ne pas subir le bruit des réacteurs, qui peut vite devenir désagréable lors d'un vol long courrier, une seule solution : "Il faut choisir une place en tête de l'appareil. Les réacteurs étant situés au niveau des ailes, c'est à l'avant qu'on les entend le moins", souligne notre spécialiste. 

 

Seul, on évite de s'installer au milieu

Si vous voyagez seul, un siège est fortement à déconseiller, c'est celui de la rangée du milieu. "Non seulement vous allez être coincé entre deux inconnus, mais vous n'aurez pas non plus de place pour étendre vos jambes et serez obligé de vous lever pour tous les passages aux toilettes de vos voisins", souligne Joachim Coursimault, qui proscrit également  la dernière rangée, dont le dossier des sièges s'abaisse moins voire pas du tout.


En face des cloisons avec des enfants en bas âge

Si vous avez de jeunes enfants, vous aurez de l’espace pour eux en choisissant les sièges qui se trouvent en face des cloisons. "C’est d’ailleurs là que certaines compagnies installent leurs lits bébé pour que vous puissiez allonger votre nourrisson pendant le vol", dit-il.


Les sorties de secours pour allonger ses jambes

On a tous déjà lorgné sur les places à côté des sorties de secours, qui offrent un espace non négligeable pour allonger ses jambes. Oui mais voilà, elles sont rarement offertes à la pré-réservation. "Il faut dire qu'elles sont attribuées en priorité à des personnes valides (pouvant aider le personnel en cas de besoin), et parlant la langue d'origine de la compagnie. Sur Air France, un supplément est demandé", précise le chef de cabine.

 

A éviter absolument... les places à côté des toilettes !

"Vous subirez les nombreuses allées et venues, mais aussi les passagers qui attendent leur tour, collés à votre siège, sans compter la lumière à chaque fois que la porte s'ouvre, qui peut rapidement vous taper sur les nerfs lors d'un vol de nuit, par exemple. Bref, c'est le cocktail parfait pour passer un mauvais vol", ironise notre spécialiste.

Vous voulez avoir la meilleure vue à l'atterrissage

Vous voulez profiter d'une vue parfaite pour apercevoir Venise, ou encore l’opéra de Sydney, juste avant d'atterrir ? Rien de plus simple : le guide de voyage en ligne Generation Voyage a répertorié de quel côté de l'appareil il faut s'asseoir pour avoir la meilleure vue sur 18 villes dans le monde (cf vidéo en tête de cet article). Des informations basées sur un vol au départ de Paris.  A Los Angeles par exemple, il est ainsi possible d’apercevoir les lettres "Hollywood" sur votre droite. Si vous volez vers Las Vegas, c’est également du côté droit qu’il faudra regarder à travers votre hublot.


En Europe, les villes de Lisbonne, Barcelone, Londres et Venise se présenteront sous leur meilleur jour à vos yeux si vous vous asseyez du côté droit de l’appareil. Quant à Berlin, il faudra choisir le côté gauche pour être sûr d'apercevoir la Tour TV qui domine la capitale allemande. Et si vous voulez immortaliser ce moment, évitez de vous asseoir juste au-dessus d'une aile et choisissez une heure d'atterrissage qui vous donnera la plus belle lumière : au lever ou au coucher du soleil, par exemple. 


Toutefois, ne soyez pas déçu si vous ne voyez rien. Comme l'explique Joachim Coursimault, "ces informations sont à prendre avec des pincettes car le choix de la compagnie, voire les conditions météorologiques, peuvent influer sur la trajectoire que choisit le pilote pour atterrir, et donc fausser ces résultats". 

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