Cannes 2014 - "Les Merveilles" : un grand bordel monotone et sans âme

Cannes 2014 - "Les Merveilles" : un grand bordel monotone et sans âme

FESTIVAL DE CANNES
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CRITIQUE - "Les Merveilles", film italien et féminin d’Alice Rohrwacher était présenté samedi en compétition officielle. Une jolie invitation... à la sieste.

De quoi ça parle ?
On n’en est pas très sûr. En vrac : d’une famille d’apiculteurs qui refuse de s’adapter au monde moderne, d’une préado qui rêve d’une vie banale et inscrit sa famille à une émission de téléréalité présentée par une bimbo en blanc et en costume (Monica Bellucci), d’un jeune délinquant qui met à mal l’équilibre de la famille... Le lien entre toutes ces histoire s’avère plus difficile à faire tant le scénario multiplie superficiellement les pistes.

A quoi ça ressemble ?
Malheureusement à un grand bordel monotone et sans âme. Les personnages sont nombreux mais faibles et les parti-pris étranges. Pourquoi par exemple cette famille s’exprime-t-elle tour à tour en anglais, en français et en allemand sans que l’on en comprenne la raison ? Même chose pour les genres, multipliés (chronique familiale, récit initiatique, conte poétique...), mais jamais réunis dans un tout cohérent. Résultat : aucune empathie, une absence totale d’harmonie et beaucoup d’ennui.

Un palmarès potentiel ?
Sur le papier, cette chronique familiale, sociale et adolescente qui se veut poétique (mais sans jamais l’être vraiment) pourrait plaire à Jane Campion qui, elle aussi, aime lutter contre les carcans sociaux dans son cinéma. A moins que la réalisatrice ne trouve, comme nous, que ce film invite davantage à la sieste qu’à l’émerveillement.

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