Cannes 2016 : mais pourquoi Julia Roberts a-t-elle mis aussi longtemps à monter les marches ?

Cannes 2016 : mais pourquoi Julia Roberts a-t-elle mis aussi longtemps à monter les marches ?

PREMIERE FOIS – On peut être l’une des plus grandes stars de l’histoire du cinéma et mettre une éternité à monter les marches du Festival de Cannes. Preuve en est avec Julia Roberts qui connaîtra enfin ce plaisir en 2016 grâce à "Money Monster" de Jodie Foster. metronews s’est demandé pourquoi ça a pris autant de temps.

"Ah bon…", lance l’un. "T’es sûr ?", demande l’autre. "C’est bizarre !", estime un troisième. Et pourtant, c’est un fait : Julia Roberts n’a jamais monté les célèbres marches du Palais des Festivals à Cannes. Un constat implacable qui laisse souvent place à l’étonnement, l’effarement ou la perplexité. Dans l’inconscient collectif, chacun est en effet persuadé (à tort) que la superstar américaine au sourire de 5kms de circonférence a vampirisé plus d’une fois l’attention médiatique sur la Croisette. Mais alors : pourquoi la Pretty Woman la plus populaire de la planète, fantasme numéro 1 des Français selon une étude récente, ne s’est-elle jamais rendue pendant toutes ces années au plus grand événement cinématographique mondial ? metronews s’est posé la question et vous propose trois réponses.

 Parce que la comédie romantique lui colle à la peau…  
Révélée à l’international pour son inoubliable incarnation de Vivian, une prostituée qui fait fondre Richard Gere au tout début des nineties dans Pretty Woman, la ravissante Julia est devenue en un tournemain la princesse de Hollywood. Véritable objet de séduction massive, elle a hélas fini par être invariablement rattachée à ses multiples rôles dans des comédies romantiques (Le mariage de mon meilleur ami, Coup de foudre à Notting Hill, Tout monde dit I love you…). Et ce, en dépit de certains choix de carrière intéressants, comme Mary Reilly de Stephen Frears. C’est sûrement cette image de jeune femme craquante, figure matricielle de love stories, qui a tenu la belle éloignée d’un Festival dont la programmation arty est à des années-lumières d’un baiser échangé avec Hugh Grant sur une musique de Ronan Keating. 

 Parce qu’elle ne tourne pas avec des réalisateurs estampillés Cannes…
Michael Haneke, Abderrahmane Sissako, Pedro Almodovar, les Frères Dardenne, Jacques Audiard ou Asghar Farhadi… Leur point commun ? Cannes est un peu leur deuxième résidence. Il ne faut pas avoir suivi une licence d’histoire du cinéma pour s’apercevoir que le nom de Julia Roberts n’a jamais été associé à un cinéaste de cette trempe. Hormis sa collaboration magistrale avec Steven Soderbergh dans Erin Brokovich, pour laquelle elle a obtenu l’Oscar de la Meilleure Actrice (point culminant de sa vie artistique), la native d’Atlanta n’a jamais osé casser son aura d’Epinal en mettant les mains dans le cambouis. Oh que non, c’est salissant ! Quand Nicole Kidman, Cate Blanchett, Julianne Moore ou Jessica Chastain tournent respectivement avec Lars Von Trier, Todd Haynes, David Cronenberg ou Terrence Malick, leur garantissant des montées de marches prestigieuses, la rousse aux dents luminescentes s’enlise dans une filmographie fadasse. 

 Parce qu’elle a manqué un peu de chance…
La seule fois où elle aurait vraiment pu prétendre rallier le sud de la France, c’était pour la fameuse saga Ocean’s de… Steven Soderbergh (on ne mentira pas en disant qu’elle doit beaucoup au monsieur). En 2001 et 2004, l’actrice américaine participe aux deux premiers opus de cette lucrative saga, partageant ainsi l’affiche avec d’autres (méga) stars comme Brad Pitt, George Clooney, Matt Damon et Andy Garcia. En 2007, galvanisée par son succès, la même joyeuse bande pose ses valises à Cannes pour la montée des marches 100% glamour d’Ocean’s Thirteen. Les autographes pleuvent, les flashs crépitent, les sourires sont très bright… sauf celui de Julia qui, malheur, ne figure pas au casting de ce troisième volet. C’est vraiment à croire qu’une mauvaise étoile veille au grain, quelque part. Fort heureusement (pour elle), 2016 sera la bonne. Pretty Woman montera les marches jeudi, alléluia, aux côtés de George Clooney (son pote à la ville), pour présenter hors compétition le film Money Monster de Jodie Foster. L'espoir fait vivre !

A LIRE AUSSI >> Julia Roberts : chronique d'une "Pretty Woman" qui ne séduit plus...

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

EN DIRECT - Crise des sous-marins : Joe Biden à la tribune de l'ONU

Crise des sous-marins : le contrat américain est-il meilleur que le français ?

EN DIRECT - Le QR code de Macron diffusé sur Internet, une "faille déontologique" de professionnels de santé

"On est ici comme des mendiants, en train de vous supplier" : Macron interpellé durant son discours sur les Harkis

Pneus hiver ou chaînes obligatoires : voici la liste des 48 départements concernés

Lire et commenter
LE SAVIEZ-VOUS ?

Logo LCI défend l'ambition d'une information gratuite, vérifiée et accessible à tous grace aux revenus de la publicité .

Pour nous aider à maintenir ce service gratuit vous pouvez "modifier votre choix" et accepter tous les cookies.