Cannes 2018 : Qui est Hirokazu Kore-eda, le lauréat de la Palme d’or avec "Une affaire de famille" ?

ZOOM - Aussi prolifique que discret, Hirokazu Kore-eda, 55 ans, a remporté la Palme d’or du 71e Festival de Cannes, ce samedi soir avec "Une affaire de famille". Il est le quatrième cinéaste japonais à décrocher la plus haute récompense sur la Croisette.

C’est ce qu’on appelle un habitué de la Croisette. Pour sa 7e participation au Festival de Cannes, le cinéaste japonais Hirokazu Kore-eda, 55 ans, a décroché samedi soir la Palme d’or avec "Une affaire de famille". Il figurait parmi les favoris des festivaliers aux côtés de "Capharnaüm" de Nadine Labaki et "Cold War" de Pawel Pawlikowski, respectivement récompensés par le prix du jury et prix de la mise en scène.


Son 13e film raconte l’histoire d’une bande de petits voleurs à l’étalage qui adopte une fillette abandonnée a séduit de nombreux festivaliers – et donc le jury de Cate Blanchett – par son mélange de réalisme et de poésie, la patte sensible de son auteur, uelque part entre Ken Loach et son illustre compatriote Yasujiro Ozu.

"Peut-on être parent sans donner naissance? En Europe, la question de l'adoption a l'air plus familière qu'au Japon, où on privilégie vraiment les liens du sang", déclarait en début de semaine face à la presse le natif de Tokyo, formé à l’école du documentaire. Après une incursion dans le polar avec "The Third Murder", sorti en France en avril, il renoue avec un style plus familier.


"C'est peut-être un film plus social que les précédents mais le point d'entrée reste la famille", soulignait l’auteur déjà primé à Cannes pour "Nobody Knows", prix d'interprétation masculine en 2004 et "Tel père tel fils", prix du jury en 2013. "Les personnages ont déjà vécu l'échec dans une première famille, ont échoué en couple et se retrouvent à vouloir commencer, à vouloir reformer une famille qui fonctionne mieux que la précédente."


Hirokazu Kore-eda est le quatrième réalisateur japonais à décrocher la Palme d’or. Avant lui, la récompense avait été attribuée à ses compatriotes Teinosuka Kinugasa pour "La porte de l’enfer", en 1954, Akira Kurosawa pour "Kagemusha, l’ombre du guerrier" en 1980 et Shoei Imamura par deux fois pour "La ballade de Narayama", en 1983 et "L’anguille", en 1997.


>> Les films, les stars, les polémiques : toute l'actu du 71e Festival de Cannes sur notre page spéciale

Tout savoir sur

Tout savoir sur

Festival de Cannes 2018

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter