Festival de Cannes 2016: le prodige Xavier Dolan décrochera-t-il enfin sa Palme avec "Juste la fin du Monde" ?

Festival de Cannes 2016: le prodige Xavier Dolan décrochera-t-il enfin sa Palme avec "Juste la fin du Monde" ?

REVANCHE – Injustement reparti avec un lot de consolation pour son inoubliable "Mommy" en 2014, la star du cinéma québécois signe l’un des films les plus attendus de la compétition. Zoom sur "Juste la fin du monde" avec l’un des castings les plus glam du festival.

A 27 ans, il a déjà six films et cinq sélections cannoises à son actif. Révélé à la Quinzaine des réalisateurs en 2009 avec J’ai tué ma mère et sélectionné en 2010 et 2011 à Un Certain regard avec Les amours imaginaires et Laurence Anyways, Xavier Dolan avait surtout provoqué le raz-de-marée émotionnel de l’édition 2014 avec l’électrochoc Mommy.

Si le film n’avait alors gagné "que" le Prix du Jury ex-æquo avec Adieu au langage de Jean-Luc Godard, les festivaliers lui avaient unanimement remis la Palme du cœur. Laquelle s’était confirmée lors du discours de remerciement du cinéaste : "Restez fidèles à ce que vous êtes. Accrochons-nous à nos rêves, car nous pouvons changer le monde par nos rêves (...). Tout est possible à qui rêve, ose, travaille et n'abandonne jamais."

Un sujet universel

C’est fort de ce passé cannois que le jeune Québécois présente son sixième nouveau long-métrage en compétition cette année. Adapté de la pièce de théâtre éponyme de Jean-Luc Lagarce, auteur décédé du sida en 1995, Juste la fin du monde se déroule sur un après-midi : après 12 ans d’absence, un auteur retourne dans son village natal afin d’annoncer à sa famille qu’il est condamné.

"Dans ses thèmes, ses personnages, son intimité et son émotivité, le film démontre que, malgré les nuances qui définissent et divisent souvent nos cultures, le désamour de nos proches, les tensions fraternelles ou même le manque d’écoute touchent à des cordes si profondes qu’elles résonnent en nous et s’accordent à toutes les origines, tous les accents, toutes les provenances", a déclaré le metteur en scène au sujet de son premier film tourné avec un casting 100% français.

Gaspard Ulliel campe ainsi le personnage central de l’histoire, fils de Nathalie Baye (déjà dans Laurence Anyways), frère de Léa Seydoux et de Vincent Cassel, ici marié avec Marion Cotillard. Si le film, qui sortira en salles le 21 septembre, repartait bredouille de la Croisette, une chose est sûre : il offrira au 69e festival de Cannes l’une de ses plus belles montées des marches.

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