Cannes 2018 : l'une de ces 3 femmes cinéastes va-t-elle décrocher la Palme d’Or ?

ZOOM - Trois réalisatrices figurent parmi les 17 films en lice pour la Palme d’Or du 71e Festival de Cannes. Jusqu’ici, une seule réalisatrice a décroché la récompense suprême, la Néo-Zélandaise Jane Campion, avec "La leçon de Piano".

C’était un chiffre en progression constante ces dernières années. 6 en 2015, 9 en 2016, 12 en 2017… En mai prochain, elles ne seront plus que 8 femmes cinéastes à figurer dans la sélection officielle du Festival de Cannes, qui ouvrent ses portes ce mardi 8 mai. Parmi elles, 5 présenteront leur film en sélection Un Certain Regard, la petite sœur de la compétition officielle. Et 3 seulement seront candidates à la Palme d’or sur les 21 films en lice pour succéder à "The Square" du Suédois Ruben Ostlund.

Au cours des 70 éditions précédentes, une femme, une seule a décroché la récompense suprême. C’était la Néo-Zélandaise Jane Campion, en 1993, avec "La Leçon de Piano". Et encore : elle avait partagé le prix, ex-aequo avec le Chinois Chen Kaige pour "Adieu ma concubine". Un quart de siècle plus tard, une deuxième réalisatrice va-t-elle la rejoindre au palmarès ? 


Co-fondatrice du mouvement Time’s Up, qui vise à réclamer l'égalité hommes-femmes dans l'industrie du cinéma, la comédienne Cate Blanchett qui préside cette année le jury y songera forcément. Avant son arrivée à Cannes, elle a expliqué dans les colonnes de "Variety" avoir été choquée par la présence de la seule Jane Campion, l'an dernier sur le tapis rouge célébrant les lauréats du passé.

Repérée en 2016 avec son premier film, le teen-movie stylé "Bang Gang", la Française Eva Husson fait sa première apparition en compétition avec "Les Filles du Soleil". Un long-métrage tourné en partie en Géorgie, qui raconte une offensive militaire d’un bataillon essentiellement composé de femmes kurdes. Au générique, on retrouve la comédienne iranienne Golshifteh Farahani dans le rôle de l’une des combattantes. Mais aussi Emmanuelle Bercot dans celui d’une journaliste française.

11 ans après la présentation de "Caramel" à la Quinzaine des réalisateurs, 7 ans après celle de "Et maintenant on va où ?" à Un Certain Regard, la réalisatrice libanaise Nadine Labaki participera pour la première fois à la compétition officielle avec "Capharnaüm". Tourné à Beyrouth, ce film engagé, inspiré de faits réels, raconte l’histoire d’un enfant qui se rebelle contre la vie qu’on cherche à lui imposer et entame un procès contre ses parents.

En 2014, la cinéaste italienne Alice Rohrwacher avait décroché le Grand Prix avec "Les Merveilles", une chronique familiale à la fois brute et poétique. Elle revient en compétition avec "Lazzaro Felice" (Heureux comme Lazarro – en VF). Au générique, sa sœur Alba Rohrwacher, Nicoletta Braschi ou encore Sergi Lopez pour raconter le destin d’un innocent, né dans un hameau paysan à l’écart du monde moderne et de ses excès.

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