"Still the Water" : Naomi Kawase a déjà gagné la Palme… du melon

Festival de Cannes

SATISFAITE – En compétition avec "Still the Water", la cinéaste japonaise avait tenu une conférence de presse un brin surréaliste au sujet de ses ambitions cannoises. Pour elle, c'est la Palme d'Or, sinon rien.

Elle la veut. Elle en rêve la nuit. Peut-être même la dessine-t-elle sur les coins de table au restaurant. Le 18 avril dernier, peu après l’annonce de sa sélection à Cannes, la cinéaste japonaise Naomi Kawase livrait à Tokyo une conférence de presse où elle ne cachait rien de ses ambitions sur la Croisette. "Après la Caméra d'Or et le Grand Prix, il n'y a plus que la Palme d'Or. Je ne peux désormais viser que ce prix", assurait l’auteure de Still the Water, des propos rapporté par l’AFP. Rien que ça.

"Il ne fait aucun doute que c'est mon chef-d'oeuvre"

De ce nouveau film, qui raconte la romance contrariée entre deux adolescents, sur l’île d’Amami, frappée par des variations météorologiques extrême, "il ne fait aucun doute que c'est mon chef-d'oeuvre, et c'est la première fois que je dis cela", disait celle qui vit une longue et belle histoire d’amour avec le Festival de Cannes. Régulièrement sélectionnée en compétition, elle fut jurée l’an dernier aux côtés de Steven Spielberg, remettant la récompense suprême à La Vie d’Adèle d’Abdellatif Kechiche. "Participer au jury était une expérience rare: j'ai alors vraiment ressenti, en tant qu'auteur et en tant qu'être humain, que sans amour le cinéma n'existait décidément pas".

A la sortie de la première projo de presse, lundi soir au Palais des Festivals, une partie des journalistes s’embrasaient sur les réseaux sociaux, tandis qu’une autre se réveillait doucement, émergeant d’une ultime scène aquatique d’une grande beauté formelle, à défaut d’émouvoir. Pour notre critique, Mehdi Omaïs, Still the Water "soulève une vague d'ennui". De quel côté auront basculé Jane Campion et son jury ? Réponse samedi prochain…


 

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