"Welcome to New York" antisémite ? La réponse de Vincent Maraval

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POLEMIQUE – Au lendemain de la sortie sur les plateformes VOD du film d'Abel Ferrara, "Welcome to New York", Anne Sinclair avait exprimé son dégoût dans une tribune parue sur le site du Huffington Post . L'avocat de DSK a, quant à lui, qualifié le film de “merde” précisant que son client allait porter plainte pour diffamation. Mais pour Vincent Maraval, producteur du film, aucune des accusations portées par la journaliste et l'homme politique ne sont fondées.

La furie médiatique entourant la sortie du film d'Abel Ferrara passée, Wild Bunch, la société de production du long-métrage d'Abel Ferrara peut respirer : Welcome to New York est un succès sur les plateformes de vidéos à la demande.

Pourtant, les protagonistes qui ont inspiré l'affaire, à savoir Anne Sinclair et DSK sont loin d'avoir apprécié le film. Dans un entretien accordé au Parisien ce jeudi 22 mai, le producteur du film, Vincent Maraval répond aux accusations d'antisémitisme d'Anne Sinclair et affirme que le film n'est aucunement diffamatoire.

"Anne Sinclair et DSK interprètent mal des dialogues du film"

Anne Sinclair a été l'une des premières à monter au créneau en accusant le film d'antisémitisme. Elle estime que ce qu'elle considère comme des attaques portées à son encontre est motivé par "le goût du profit" du producteur. Face à ses accusations, le patron de Wild Bunch est clair : "ce n'est pas du copier-coller de l'affaire DSK mais de la fiction", expliquant que l'antisémitisme est "un truc tarte à la crème, le chiffon rouge qu'on agite à Cannes".

Il estime par ailleurs qu' "Anne Sinclair et DSK interprètent mal des dialogues du film", notamment lorsque la journaliste évoque, selon lui, une scène de dispute avec Devereaux, interprété par Gérard Depardieu. Dans cette scène, le personnage joué par ce dernier émet des doutes sur l'origine de sa fortune et sa femme qui lui répond : "S'il te plaît, ne va pas sur ce terrain. Fais attention".

Et en ce qui concerne la plainte de DSK pour diffamation , Vincent Maraval semble avoir tout prévu : la scène d'ouverture du film voit un Depardieu dire "je ne vais pas interpréter DSK" et le film lui-même est du ressort de la loi américaine, car considéré comme un film américain. "Nous avions soumis le scénario et le film à des avocats américains (...) Ils ont établi une 'Error and Omission'. C'est-à-dire une assurance contre toute poursuite et qui prouve qu'il n'y a rien portant à confusion". 

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