À J-100 avant la Coupe du monde de foot féminin en France, où en sont les Bleues ?

À J-100 avant la Coupe du monde de foot féminin en France, où en sont les Bleues ?

FOOTBALL – La France recevra le monde du football du 7 juin au 7 juillet 2019 à l’occasion de la Coupe du monde féminine. L’équipe de France est-elle armée pour y faire bonne figure ?

Nul n’est prophète en son pays, dit-on. Mais heureusement, il existe des exceptions pour confirmer la règle, comme (au hasard) l’équipe de France devenue championne du monde sur ses terres en 1998. Des exceptions qui permettront à ce rêve bleu de se répandre à nouveau dans l’Hexagone alors que se profile, dans 100 jours tout pile, un autre Mondial de foot, féminin celui-là, qui se tiendra sur nos terres du 7 juin, date du match d’ouverture France-Corée du Sud au Parc des Princes, au 7 juillet, celle de la finale à Lyon. Mais les Bleues peuvent-elles raisonnablement croire à pareil destin ?

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On sent que les automatismes commencent à prendre et qu’on monte en puissance. - Wendie Renard

A priori, oui, si l’on se fie à leur classement Fifa actuel, une flatteuse 3e place, derrière, dans l’ordre, les États-Unis et l’Allemagne (qu'elles affrontent ce jeudi). Depuis le quart de finale du dernier Euro, perdu (0-1) face à l’Angleterre le 30 juillet 2017, puis la nomination de Corinne Diacre au poste de sélectionneuse,  un mois plus tard, l’équipe de France n’a perdu que deux fois en 17 rencontres. Mieux : elle reste actuellement sur une série de huit victoires de rang, dont les deux dernières face à des cadors, le Brésil le 10 novembre dernier, et les États-Unis, le 19 janvier, remportées sur le même score (3-1).

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"On sent que les automatismes commencent à prendre et qu’on monte en puissance. C’est très satisfaisant de voir que le travail que l’on fait se retrouve sur le terrain. On fait des matchs aboutis, chaque victoire est méritée. Mais je n’ai pas envie d’être championne du monde des amicaux, je veux être championne du monde tout court. Aujourd’hui, c’est encore facile de se dire que, lorsqu’on fait une erreur, cela aura peut-être peu d’impact. Mais en juin, la pression ne sera pas la même. Et la réalité, c’est le 7 juin", analyse finement la défenseuse Wendie Renard, du haut de ses 101 sélections.

Maintenant, on sait tous qu'un événement de ce type suscite du stress et des angoisses.- Marinette Pichon

Parce qu’elle a vécu, depuis 2011 qu’elle fréquente les Bleues, les déconvenues des dernières années. Ainsi, avant d’échouer en quarts de l’Euro 2017, le groupe France, alors entraîné par Olivier Échouafni, avait enchaîné 14 matchs sans défaites... et battu les États-Unis quelques mois avant le tournoi. Preuve que cela n’a pas toujours de signification concrète. Et que cela peut même s’avérer contre-productif. "En France, on imagine souvent les choses avant qu'elles ne soient arrivées. C'est parfois notre tort, verbalise, pour LCI, la légendaire Marinette Pichon, première joueuse professionnelle et meilleure buteuse de l’histoire des Bleues. Maintenant, on sait tous qu'un événement de ce type suscite du stress et des angoisses."

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C’est la "réalité" dont parle Wendie Renard, l’immense pression inhérente à une grande compétition internationale, dont la gestion fait souvent, à elle seule, la différence, au seul moment où cela compte vraiment. Une pression d’ailleurs encore plus forte s’agissant d’une équipe évoluant devant son public. Toutefois, ces Bleues-là ont déjà payé pour l’apprendre. Dit autrement : elles sont prévenues. L’idée étant donc, en attendant d’y être, de cumuler le plus de certitudes possibles.

Plus on se rapproche de l'objectif, plus on doit se concentrer sur des détails.- Corinne Diacre

Corinne Diacre : "J’ai fait des constats quand je suis arrivée. Il y avait beaucoup de choses très positives. Mais on essaie d’apporter autre chose pour mettre les filles dans les meilleures conditions. Je me sers du passé, mais il faut qu'on regarde vers l'avant. Simplement, nous ne sommes absolument pas favorites. Certaines équipes ne sont pas encore tout à fait prêtes pendant les matchs de préparation. Par contre, nous, on monte crescendo. Le niveau qu'on a eu hier doit continuer à être inférieur à celui qu'on aura demain. Il nous reste de petits détails à régler. Plus on se rapproche de l'objectif, plus on doit se concentrer sur des détails." Un discours que n’aurait pas renié, en son temps, Aimé Jacquet, sélectionneur de l’équipe de France de 1998, qui n’était pas non plus favorite, malgré de bons résultats en matchs amicaux, dans les mois ayant précédé le Mondial. Avant qu’il ne devienne prophète en son pays, pour l'éternité.

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