À Lille, le PSG ne cherchera pas à mieux jouer

À Lille, le PSG ne cherchera pas à mieux jouer

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LIGUE 1 - Malgré une série de neuf victoires de rang (six en L1, trois en Ligue des champions) et une 2e place à un petit point du leader marseillais, le PSG suscite de nombreuses critiques sur la piètre qualité de son animation. Mais, avant de se rendre à Lille mercredi soir (21h), le beau jeu reste le cadet des soucis de Laurent Blanc et de ses joueurs.

Le très consensuel Laurent Blanc serait-il en train de se rebeller ? Jeudi dernier, le président du PSG, Nasser Al-Khelaïfi, avait convié l'ensemble des joueurs et des membres du staff à un déjeuner rituel de fin d'année au restaurant la Société (VIe arrondissement). À cette occasion, le patron avait rappelé les objectifs et surtout insisté sur l'urgence de retrouver le jeu séduisant de la saison passée . Pourtant, ce mardi, à la veille d'un déplacement à Lille, l'entraîneur parisien a balayé les critiques récurrentes à ce sujet d'un revers de main, considérant qu'il ne s'agit que d'un aspect secondaire.

"Je me fous des observateurs, s'enflamme-t-il. La critique, on l'accepte, on peut dire qu’on joue mal, mais là, ça dérive. Les joueurs gagnent, ils sont invaincus, ils restent même sur neuf victoires de suite et vous leur dites qu'ils jouent mal ? Il y a de quoi être agacé. Si je me mets à votre place, je leur dis : 'Il faut qu’on joue bien parce que les journalistes et les gens dans les cafés le demandent.' Mais le plus important c'est quoi ? C'est les trois points et la victoire. J'imagine le jour où il n’y aura pas le jeu ni les trois points. Bah dis donc, on va s’amuser !" Ce jour-là, dans les bistrots parisiens, il n'y aura plus de flacon, ni d'ivresse.

Digne : "Les Marseillais jouent bien mais on les a battus"

C'est l'éternel débat : où placer le curseur de l'esthétisme quand chacun exige avant tout des résultats immédiats ? Le souci, c'est que Paris ne se posait pas cette question l'an dernier, quand chacune de ses victoires reposait sur une maîtrise incontestable. Une explication peut-être ? "C'est un problème collectif, a jugé le coach. Le milieu de terrain, le cœur du jeu, est très important : c'est là que tu domines ou que tu subis un match. Quand certains joueurs sont moins en forme, ça rejaillit sur toute l'équipe, mais ça va revenir. Après, certes, on peut dire qu'on est moins dominateurs mais les statistiques sont implacables. Quand on gagne, c'est qu'on domine."

"C'est vrai que les Marseillais développent un très beau jeu mais on les a battus (2-0 le 9 novembre) . Ça montre notre valeur", a renchéri Lucas Digne, pour qui les critiques actuelles sur le jeu parisien, des "avis de journalistes", sont "infondées". Le latéral gauche a ajouté : "Dans le vestiaire, tout le monde se parle et écoute, il y a une réflexion permanente entre nous pour nous améliorer, c'est ce qui nous fait avancer." Cette réflexion concerne-t-elle ce supposé manque de maîtrise ? "Pas du tout, assure-t-il. On n'en parle jamais parce que ce qui compte pour nous, c'est le terrain. Ce qui se dit en dehors, on en fait abstraction." Y compris ce qui se dit au restaurant, donc.

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