À Moulins, le miracle a déjà eu lieu

À Moulins, le miracle a déjà eu lieu

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COUPE DE FRANCE - L'AS Moulins, 2e ex-aequo de son groupe en CFA et qui défie Angers (L2) en quart de finale ce mardi (20h45) à Gueugnon (Saône-et-Loire), se trouve aujourd'hui en pleine lumière. Mais le club revient de (très) loin.

En football, n'avoir rien à perdre est le luxe des petites gens. Ce sera le cas de l'AS Moulins, opposée ce mardi soir (20h45) à Angers (4e de L2) en quart de finale de la Coupe de France. Stade de la compétition où elle fera figure de dernier représentant (avec Cannes) du football amateur. "Je m'interdis toute déception", assure ainsi Vincent Rondet, président d'un club qui n'avait encore jamais passé le cap des 16es. Le dirigeant veut savourer un match qu'il espère simplement être "une belle fête". Pourtant, après avoir avoir disposé aux tours précédents de Lorient et Toulouse, pensionnaires historiques de l'élite, son équipe, qui lutte pour l'accession en National (3e échelon), pourrait nourrir une plus grande ambition.

Mais ce serait oublier un peu vite qu'il y a deux ans, l'ASM a failli disparaître. La faute à un déficit de 200 000 euros qui aurait dû aboutir à une liquidation judiciaire. Il avait alors fallu qu'avec son frère Benoît, Vincent Rondet constitue in extremis une société anonyme de sport professionnel (SASP) autour d'un groupe de partenaires pour sauver le club. Le budget de 900 000 euros cette saison et l'assurance de percevoir 235 000 euros en cas d'élimination ce mardi soir permettent donc de mesurer le chemin parcouru depuis. Et c'est déjà beaucoup.

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