Adil Rami après France-Cameroun (3-2): "C’est bien parce qu’au moins, on a du boulot"

Adil Rami après France-Cameroun (3-2): "C’est bien parce qu’au moins, on a du boulot"

INTERVIEW – Complètement dépassé face au Cameroun (3-2) lundi soir à Nantes, Adil Rami est en revanche apparu en grande forme dans les minutes qui ont suivi la rencontre, au moment de venir répondre à nos questions. Lucide et sincère, le défenseur du Séville FC, qu’on n’avait plus vu en équipe de France depuis juin 2013, débordait même de mots et d’énergie.

Quel bilan faites-vous de votre match face au Cameroun ?
Je suis très heureux d'avoir pu rechanter la Marseillaise avec le maillot des Bleus. Après, à titre individuel, ma prestation était très moyenne, mais ce n'est pas grave. Je relativise. Je dois l'accepter. Je suis en période de réconciliation.

Est-ce une réconciliation avec l’équipe de France ou avec les Français ?
Peut-être avec les Français. Aujourd’hui, je suis revenu en équipe de France, ce n’était pas prévu. C’est moi qui suis arrivé en dernier. Peut-être que j’ai beaucoup plus d’efforts à faire que les autres. Parce que je dois m’adapter. Je dois apprendre à mieux connaître mes coéquipiers, après trois ans d’absence en sélection. Ce n’était pas facile pour moi. Je suis conscient de mes prestations. Je sais que je peux mieux faire, ça, c’est sûr. Mais je sais aussi que je ferai mieux.

Avec Séville, ça fonctionne différemment ?
C’est totalement différent. Quand on fait une longue saison dans un club, quand on joue tous les trois jours, on connaît notre équipe, le système de jeu. Et en Espagne, on ne joue pas de la même façon.  Mais je vais vite me remettre au boulot. C’est plutôt pas mal qu’on ait fait les erreurs aujourd’hui, pour ne pas les refaire pendant l’Euro. Mais je ne panique pas. Je n’ai plus 20 ans. Je suis plutôt tranquille.

Qu’est-ce qui n’a pas fonctionné ? Quelle a été la difficulté pour vous ?
Les déplacements, tactiquement, les couvertures… Après, je ne vais pas vous faire un schéma tactique pour vous expliquer les différences entre Séville et l’équipe de France, mais voilà, comme je l’ai dit, maintenant, c’est à moi de m’adapter. Demain, après-demain... Je ne sais pas, on va travailler là-dessus. C’est bien parce qu’au moins, on a du boulot (grand sourire).

N’avez-vous pas voulu trop bien faire, justement ?
Peut-être. J’ai senti que j’étais attendu. J’ai senti une belle grosse pression, médiatiquement aussi. Après, avec la longue saison que j’ai faite, je n’ai pas voulu me blesser. C’est pour ça que je me suis trouvé un peu timide dans les duels. Mais on a une semaine de stage en Autriche. On se donne rendez-vous à Metz (où aura lieu le dernier match de préparation, samedi, face à l’Ecosse, ndlr).

Vous restez confiant malgré tout ?
Bien sûr !

Que vous a dit Didier Deschamps à la fin du match ?
Pour le moment, on n’a pas parlé, parce que vous m’avez réquisitionné.

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