Agression de Lucas, échauffourées à Nantes, jets de pétards sur Lopes : retour sur une saison de L1 agitée

Agression de Lucas, échauffourées à Nantes, jets de pétards sur Lopes : retour sur une saison de L1 agitée
Football

INCIDENTS – Alors que les collectifs de supporters souhaitent être mieux considérés par les instances du foot, les exactions de certains ultras en France parasitent ce message et donnent une mauvaise image, à l’image des incidents qui se sont déroulés samedi soir à Metz. Retour en quatre actes sur une saison particulièrement agitée.

12 août - 1ere journée de Ligue 1 : Lucas et la hampe de drapeau

La première journée de Ligue 1 avait donné le ton. Lors du match Bastia-PSG (0-1), un supporter corse s'en prend à Lucas, qui s'apprête à tirer un corner, avec une hampe de drapeau. Le Brésilien du PSG s'effondre en se tenant le crâne et le club de Bastia l'accuse alors de simulation. La justice a tranché le 31 octobre : le supporter, Jean Michel Magurno, 25 ans, est condamné à 18 mois d'interdiction de stade et à une amende de 1500 euros par le tribunal correctionnel de Bastia. 

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    18 septembre – 5eme journée de Ligue 1 : le bus de l'OL caillassé

    La rivalité entre les deux clubs olympiens est à son paroxysme. Un an après avoir réservé un accueil houleux à Mathieu Valbuena, les supporters de l’OM visent cette fois-ci le bus de l’Olympique Lyonnais. Ce dernier est caillassé à son arrivée au Vélodrome et 11 personnes sont interpellées aux abords de l’enceinte phocéenne : deux pour usage de fumigènes, quatre pour jets de projectiles, trois pour vente à la sauvette et deux pour outrages à personne dépositaire de l'autorité publique. La forte inimitié OM-OL avait incité la préfecture de police a interdire le déplacement des supporters lyonnais pour ce match au sommet de la 5e journée de Ligue 1, et à conseiller au club rhodanien de ne pas venir avec son bus griffé à ses couleurs "afin d'éviter les éventuels jets de projectiles". Raté.

    5 novembre – 12e journée de Ligue 1 : ça chauffe à Nantes et Lyon

    "Kita, casse-toi", "FC Kita, on n’en veut pas", "Direction démission" : les chants contestataires des abonnés de la Brigade Loire témoignent de la tension qui règne dans les tribunes de la Beaujoire au soir de la réception du TFC. Dissimulés sous leurs capuches, des dizaines de supporters nantais mécontents contournent le dispositif de sécurité pour approcher les dirigeants du club en tribune présidentielle, contraignant les CRS à intervenir. Des policiers de la brigade anti-criminalité (BAC) mettent alors le président nantais, Waldemar Kita, et sa famille en sécurité dans le salon présidentiel, au rez-de-chaussée du stade. 

    Ailleurs en France, dans le centre de Lyon, une échauffourée éclate entre 80 supporters avant le match Lyon-Bastia (2-1) et se solde par l'interpellation d'un spectateur corse qui avait asséné un coup de poing à un policier de la brigade anti-criminalité. 

    16e journée de Ligue 1 – 3 décembre : le chaos à Metz

    Un comportement inacceptable. Du jamais-vu, ou presque, dans le football français. Alors que le FC Metz ouvre le score contre Lyon (1-0) à la 29e minute, la rencontre dérape totalement. Des ultras messins de la Horda Frenetik lancent des pétards sur le gardien de l'OL Anthony Lopes, et un d'entre eux explose tout près de lui alors qu'il est déjà touché, à terre. Le médecin lyonnais qui lui porte assistance est aussi touché. L’arbitre demande à la demi-heure de jeu aux deux équipes de rentrer au vestiaire. Elles ne reviendront pas. La Ligue de football professionnel (LFP) assure qu'elle sera "intransigeante". Le FC Metz risque de perdre le match par pénalité. 

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