Albanie-France : les devoirs de vacances des Bleus

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EQUIPE DE FRANCE - Samedi, en Albanie, la bande à Deschamps disputera son tout dernier match avant un repos bien mérité. Comment les joueurs, fatigués par une longue saison, appréhendent-ils un déplacement si exotique ?

Ils avaient tellement la tête en vacances qu'on a longtemps cru qu'ils allaient prendre une valise. Menés 0-3 puis 1-4 face à la Belgique dimanche dernier, les Bleus sont toutefois parvenus à revenir à 3-4 en fin de match, rendant la défaite un peu plus acceptable . Mais le problème de fond demeure, pour ne pas dire qu'il s'aggrave. Samedi soir, les hommes de Didier Deschamps affronteront l'Albanie à Elbasan, tout au bout d'une saison qui les a vus disputer plus de 50 matchs, juste avant d'aller parfaire leur bronzage sur une quelconque plage paradisiaque. Et il est permis de se demander avec quel degré de motivation les joueurs aborderont un tel rendez-vous, sans enjeu, sur la pelouse bosselée d'un petit stade vétuste et champêtre.

"On est tous passé par là. On peut trouver ça lourd, pénible, et c'est parfois dur de se motiver. Mais on ne dit rien", avoue sans détour à metronews Robert Pirès, 79 sélections en équipe de France de 1996 à 2004. L'ex-milieu d'Arsenal développe : "Ce sont des matchs importants pour ceux qui sont appelés pour la première fois et qui ont une carte à jouer. Pour ceux qui sont déjà dans les papiers du sélectionneur, le sentiment est mitigé. C'est toujours une bonne chose d'être dans le groupe mais là, on se dit qu'on n'a pas le choix." Vous avez dit corvée ? Hasard ou coïncidence : Karim Benzema s'est blessé la veille l'annonce de la liste des convoqués pour ces deux rencontres...

Pour Franck Leboeuf, "il faut exploser l'Albanie"

"C'est limite insultant de penser que des joueurs convoqués n'ont pas envie d'y aller, ou alors ils n'ont rien à foutre dans le sport professionnel, s'offusque, de son côté, son ex-coéquipier Franck Leboeuf. Même si c'est en Albanie, peu importe. Il faut exploser l'Albanie, battre cet adversaire comme si c'était l'Allemagne, c'est un devoir patriotique. Je n'ai jamais eu de vacances quand j'étais footballeur, à peine 15 jours par an. C'est un faux problème."

Il faut aussi rappeler que la plupart des équipes du continent disputeront à ce moment-là les qualifications pour l'Euro 2016. Ce qui reste plus mobilisateur qu'un match amical. Mais à y regarder de près, après la débâcle belge, certains Français pourraient en profiter pour bousculer la hiérarchie établie par Didier Deschamps. C'est, par exemple, le cas de Christophe Jallet. Qui ironisait ainsi mercredi : "J’avais été très surpris par l'Albanie à l'aller (1-1, le 14 novembre) . Ce sera très difficile là-bas, avec une ambiance deux fois plus chaude. La sélection représente beaucoup pour eux, ils sont à 300%, ce qui est d'ailleurs une belle source d’inspiration pour nous..." 

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