1984, 1998, 2000 : comment les Bleus ont géré leurs précédents matches de rentrée après un titre majeur

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FLASHBACK – L’équipe de France étrennera, ce jeudi soir (20h45 sur TF1), son titre de championne du monde à Munich contre l’Allemagne dans le cadre de la nouvelle Ligue des nations. Comment les prédécesseurs des Bleus actuels avaient-ils géré leur match de reprise après un sacre en 1984, 1998 et 2000 ? LCI retourne dans le passé.

Difficile de remettre les pieds sur terre quand on se trouve encore sur un nuage. C’est pourtant ce que tenteront de faire les Bleus, tout frais champions du monde, ce jeudi soir à Munich, où ils défieront la Mannschaft pour leur entrée dans la Ligue des nations (à suivre en direct sur TF1 et notre site à 20h45). "Ce n’est jamais évident, une rentrée après un titre comme celui-là", a admis Raphaël Varane, qui sera capitaine en l’absence d’Hugo Lloris, mercredi lors de la conférence de presse de veille de match. Avant d’ajouter : "Mais on a l’expérience de ce qu’il y a eu dans le passé."

Ce qu’il y a eu dans le passé ? Le défenseur fait ici référence au fait qu’aucun des cinq derniers champions du monde n’a remporté son match de rentrée. Les Bleus, en l’occurrence, n’ont été concernés qu’en 1998. Mais ils ont aussi triomphé lors de deux éditions de l’Euro, l’autre trophée majeur, en 1984 et en 2000. Retour sur ces trois matches de rentrée, histoire de voir s’il n’existe pas une spécificité française dans pareil cas de figure.

13 octobre 1984, Luxembourg-France (éliminatoires de la Coupe du monde 1986)

À l’époque, les calendriers des clubs et des sélections étaient autrement moins chargés. Ce qui explique pourquoi les supporters avaient dû attendre plus de trois mois pour voir de nouveau jouer la bande à Michel Platini, sacrée championne d’Europe dans son antre du Parc des Princes au début de l’été. La reprise eut alors lieu au début de l’automne, dans le champêtre Stade municipal Josy-Barthel, où les Tricolores entamèrent les éliminatoires du Mondial à venir contre le modeste Luxembourg. 


Quatre buts en 1re période, signés Battiston (2e), Platini (12e) et Stopyra deux fois (24e et 32e) suffiront pour plier l’affaire (score final : 0-4). L’euphorie, d’ailleurs, ne retombera pas puisque les Bleus concluront l’année 1984 sur deux succès, face à la Bulgarie (1-0 le 21 novembre) et la RDA (2-0 le 8 décembre). Ils finiront 3es de la Coupe du monde 1986.

19 août 1998, Autriche-France (match amical)

L’attente fut moins longue 14 ans plus tard dans la foulée du premier sacre mondial de l’équipe de France : un mois et des poussières pour revoir les Bleus sur le pont après la folle soirée du 12  juillet 1998. À Vienne, Zidane, Deschamps ou Thuram sont là, mais de nombreux titulaires manquent à l’appel. Résultat : Roger Lemerre, qui prend alors le relais d'Aimé Jacquet, aligne une équipe expérimentale, avec Vairelles et Laslandes en attaque.


Face à des Autrichiens désireux de s’offrir un prestigieux scalp, la France souffre, et se retrouve même menée 2-1 à dix minutes du terme, avant qu’une tête croisée de Boghossian à la 83e ne permette d’arracher un nul (2-2) moins embarrassant que le score qui se profilait. Deux semaines plus tard, en Islande, l’équipe de France, cette fois au complet, concédera un nouveau nul (1-1), en ouverture des éliminatoires de l’Euro 2000. Qu’ils remporteront.

16 août 2000, France-Sélection FIFA (match amical)

Deux ans plus tard, c’est encore au cœur du mois d’août que l’on retrouve les Bleus, fraîchement sacrés champions d'Europe après la fameux but en or de David Trezeguet contre l'Italie. Au Vélodrome, ils reçoivent une sélection composée des meilleurs joueurs du monde pour un match de gala. Opposée à une équipe sans automatismes, ils déroulent, s’imposant 5-1 grâce à des réalisations de Trezeguet (11e, 26e, 46e), Pirès (55e) et Anelka (78e). 


Le 2 septembre, ils éprouvent en revanche des difficultés au Stade de France face à des Anglais très motivés, et doivent concéder le nul (1-1), malgré l’ouverture du score de Petit (64e). Ce jour-là, Deschamps, Blanc et Lama (qui n’avait rien demandé) font leurs adieux à l’équipe de France. Le début d’un long chemin de croix…

A priori, les Bleus de 2018, quasiment au complet et n’ayant aucun départ majeur à déplorer, sont à l’abri d’une énorme déconvenue dans les deux prochaines années. Seule une retentissante défaite, ce jeudi soir, instillerait le doute dans les esprits. Mais à court terme seulement.

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