Équipe de France : en Allemagne, les Bleus lutteront (aussi) contre leur euphorie

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FOOTBALL – À Munich, contre l’Allemagne ce jeudi soir (21h sur TF1) en Ligue des nations, l’équipe de France étrennera sa seconde étoile… Tout en prenant garde à elle.

De la joie et des rires, partout, tout le temps. Lors des retrouvailles, du bizutage de Benjamin Leconte, avant, pendant et après les entraînements... Tandis que nous parvenaient, via les réseaux sociaux, les vidéos mises en ligne par la Fédération française de football (FFF) pour montrer ce groupe France vivant si bien, nous parvenait une statistique : ces vingt dernières années, les cinq champions du monde fraîchement sacrés ont tous perdu leur match de rentrée. Pour nos Bleus, ce sera ce jeudi soir (21h), à Munich, contre l’Allemagne. Justement un champion du monde déchu.

On est des professionnels, on sait ce qui nous attend.Raphaël Varane

"Ce n’est jamais évident, une rentrée après un titre comme celui-là, a d’emblée admis Raphaël Varane, qui sera capitaine en l’absence d’Hugo Lloris. Mais on a l’expérience de ce qu’il y a eu dans le passé. On sait qu’il y aura d’autres matchs derrière, que physiquement ce ne sera pas facile à gérer. Mentalement non plus. Mais on a bien conscience qu’il faut tout de suite se remettre dedans, préparer les prochaines échéances. On va tout faire pour réaliser une belle rentrée face à un adversaire redoutable, ce qui est bien pour tout de suite se remettre dans le bain."

Didier Deschamps, qui a succédé au défenseur ce mercredi soir en conférence de presse, a, lui, tenu à relativiser ce risque d’un relâchement, même inconscient : "Je ne pense qu’il y a de l’euphorie dans ce groupe et, s’il y en a, on sera vite rattrapés. Et ça ne vient pas forcément de nous. Il y a un adversaire aussi… C’est un rapport de forces. On s’est préparés avec le plus de sérieux possible. Ce sera la vérité d’un seul match. Mais notre titre mondial n’est pas un fardeau. Simplement, il ne suffit pas d’entrer sur le terrain et de se dire qu'on va l'emporter."

Dans le discours, en tout cas, il n’est pas question de prendre la chose à la légère. "C’est vrai qu’on est heureux de se retrouver, on n’a pas besoin de grand-chose pour mettre de la musique et chanter ensemble. Alors oui, il y a le danger du relâchement, mais on connaît le foot. Les compteurs sont toujours remis à zéro. On aborde une nouvelle compétition. On est des professionnels, on sait ce qui nous attend. Et il n’y a rien de mieux que d’affronter une grande équipe comme l’Allemagne pour repartir de l’avant et remettre nos idées en place, même s’il y a de la joie", argue encore Raphaël Varane.

Mais la joie est-elle compatible avec les exigences de la compétition, puisqu’il s’agira d’une rencontre de la toute nouvelle Ligue des nations ? "L'un n'empêche pas l'autre, assure le sélectionneur. Le climat est très gai, on a toujours le bonheur d'être ensemble et de faire les choses ensemble, mais ça n'empêche pas de mettre de l'intensité à l'entraînement." Exactement comme lors de la Coupe du monde... Et si toutes ces effusions n’étaient pas plutôt un bon signe ? 

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