Allemagne, Italie, Espagne, Angleterre : que valent les potentiels adversaires des Bleus à l'Euro 2020 ?

Allemagne, Italie, Espagne, Angleterre : que valent les potentiels adversaires des Bleus à l'Euro 2020 ?
Football

ADVERSAIRES - Reversée dans le chapeau 2 malgré sa première place dans le groupe H des éliminatoires, l'équipe de France va à coup sûr hériter d'un adversaire de taille à l'Euro 2020 en juin prochain. Les Bleus pourraient ainsi tomber sur l'Italie, l'Espagne, l'Angleterre ou l'Allemagne. Mais que valent ces quatre grands d'Europe ?

Les choses se précisent pour les Bleus à l'Euro 2020. Qualifiés pour la compétition européenne après leurs deux derniers matchs des éliminatoires, remportés face à la Moldavie (2-1) et l'Albanie (2-0), les hommes de Didier Deschamps peuvent désormais étudier les potentiels adversaires qu'ils auront sur leur route en juin prochain. 

Une chose est sûre, malgré la première place glanée, la France ne sera pas tête de série et va donc hériter d'un gros poisson dès la phase de groupes. Parmi les candidats, l'Italie, l'Angleterre, l'Espagne et l'Allemagne. Qui de ces quatre cadors est le plus "jouable" pour les champions du monde tricolores ?

L'Italie

Le géant endormi. Nation omniprésente du football mondial pendant des décennies, avec un titre de champion d'Europe en 1968 et quatre sacres mondiaux en 1934, 1938, 1982 et 2006, l'Italie déçoit depuis de trop longues années sur la scène internationale et peine à retrouver son lustre d'antan. Sur les dix dernières années, la Squadra Azzurra n'a pas réussi à sortir des poules d'un Mondial, faisant même l'impasse sur le Mondial 2018, chutant en barrages face à la Suède (1-0; 0-0). En championnats d'Europe, les Transalpins restent sur une finale en 2012 face à l'Espagne (4-0) et un quart de finale perdu face à l'Allemagne aux tirs au but (1-1; 6-5 t.a.b.).

L'effectif italien, profondément renouvelé ces dernières années, possède de nombreux joueurs "en développement" tels que Gianluigi Donnarumma, Nicolo Zaniolo, Gaetano Castrovilli ou encore Sandro Tonali, mais peut compter sur quelques habitués des grands rendez-vous internationaux tels que Leonardo Bonucci (95 sélections), ou encore Giorgio Chiellini (103 sélections), absent des terrains jusqu'en mars à cause d'une rupture du ligament croisé antérieur du genou droit.

Malgré un manque d'expérience globale de ses joueurs sur le plan international, l'Italie retrouve des couleurs depuis plusieurs mois et a réalisé un parcours sans-faute lors des éliminatoires de l'Euro, avec dix succès en autant de rencontres et la deuxième meilleure attaque avec 37 buts inscrits, à égalité avec l'Angleterre, juste derrière l'Espagne (40 buts). Sous l'égide de Roberto Mancini, les Italiens, emmenés par Lorenzo Insigne et Ciro Immobile, pourraient faire leur retour au premier plan. Contre les Bleus, les Italiens ont souvent connu le succès, restant notamment sur deux victoires sur les derniers tournois internationaux, à l'Euro 2008 (2-0) et au Mondial 2006, en finale (1-1; 5-4 t.a.b.).

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L'Angleterre

Un titre mondial et puis s'en va. Pays fondateur du football, l'Angleterre n'a connu la gloire qu'en 1966, lors de son sacre mondial à domicile, avant de connaître plusieurs désillusions, avec notamment deux demi-finales de Coupe du monde en 1990 et 2018, et en 1968 et 1996 lors des championnats d'Europe. Ces dernières années, les Anglais ont alterné le bon et le moins bon, avec un quart de finale à l'Euro 2012 et une désillusion en 2016 en France, sortis en quarts par l'Islande. Leur dernier résultat en compétition internationale est une belle 4e place à la Coupe du monde en Russie.

Au niveau des forces en présence, Sterling, Henderson et Kane font figure de vieux briscards dans le groupe anglais, alors que Rashford, Sancho, Abraham et Alexander-Arnold, quatre jeunes joueurs à très fort potentiel, devraient avoir un rôle important dans le parcours des Three Lions en juin prochain. Lors des éliminatoires de l'Euro, les Three Lions ont brillé de mille feux avec 7 victoires et une défaite, face à la République Tchèque le 11 octobre dernier (2-1).

Comme l'Italie, l'attaque anglaise a fait des ravages avec 37 buts inscrits en seulement 8 rencontres, grâce notamment à un Harry Kane omniprésent, auteur de 12 buts, mais aussi Raheem Sterling, qui a scoré à 7 reprises lors de ces qualifications. Si tout semble réuni pour avoir une Angleterre performante en juin prochain, le récent différend entre le Red Joe Gomez et le Citizen Raheem Sterling, au cœur d'une vive altercation lors du dernier rassemblement, pourrait avoir perturbé le groupe de Gareth Southgate. Si la sélection anglaise fait clairement partie des nations bien placées pour cet Euro, les Bleus restent sur quatre victoires sur ses cinq dernières confrontations avec l'Angleterre, dont le fameux succès 2-1 à l'Euro 2004, signé Zinedine Zidane.

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L'Espagne

La dernière nation à avoir régné outrageusement sur le football mondial. Malgré un titre de championne d'Europe en 1964, la Roja a longtemps traîné l'étiquette de l'équipe n'arrivant jamais à aller au bout d'une compétition internationale. Une vision qui a radicalement changé à la fin des années 2000, avec un deuxième titre de championne d'Europe en 2008, suivi d'un doublé Mondial-Euro en 2010 et 2012, conquis grâce à une qualité de jeu rarement observée chez une sélection nationale.

Si le groupe espagnol a évidemment beaucoup évolué depuis cette période faste, quelques monuments de cette époque sont toujours présents, et toujours aussi précieux, à l'instar du capitaine Sergio Ramos et du Barcelonais Sergio Busquets. Dans leur sillage, Rodri, Saul Niguez, Thiago Alcantara ou encore Paco Alcacer auront la responsabilité d'emmener leur sélection le plus loin possible, la Roja restant sur deux désillusions en Coupe du monde, une élimination en poule en 2014 et une en huitièmes en 2018, soit le même résultat qu'à l'Euro 2016.

Depuis cet Euro raté, l'Espagne a connu de nombreux remous dans sa structure, avec cinq changements de sélectionneurs en à peine trois ans, dont le dernier en date, le retour de Luis Enrique, en remplacement de son ex-poulain Robert Moreno, survenu mardi au lendemain de l'ultime succès face à la Roumanie (5-0). Malgré tout, les Espagnols ont mené une campagne de qualification convaincante, avec 8 victoires et 2 nuls en 10 rencontres, s'octroyant le titre de meilleure attaque des éliminatoires. Dans l'histoire, les Ibères ont croisé le fer à 35 reprises avec les Bleus, pour 16 victoires, 12 défaites et 7 nuls. En compétition internationale, les Français possèdent néanmoins un ascendant, avec trois victoires et une seule défaite face à l'Espagne, remontant à l'Euro 2012 (2-0).

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L'Allemagne

Comme l'Italie, l'Allemagne fait partie des nations européennes sur lesquelles il faut quasiment toujours compter en compétition internationale. Dans son histoire, la Mannschaft a remporté quatre titres de champion du monde (1954, 1974, 1990 et 2014) et trois titres de champion d'Europe (1972, 1980 et 1996). Ces dernières années, l'Allemagne s'est toujours placée dans le dernier carré d'un Euro, en 2012 et 2016, avant de connaître l'une de ses plus grandes désillusions lors du Mondial 2018, avec une élimination dès la phase de groupes.

En partie remodelée, la sélection allemande regorge de joueurs expérimentés et champions du monde, à l'instar du portier Manuel Neuer et des milieux de terrain Toni Kroos et Ilkay Gündogan. Néanmoins, nombreuses sont les jeunes pousses arrivées dans ce groupe à avoir peu d'expérience au niveau international. C'est notamment le cas de Timo Werner, buteur prolifique ou encore du milieu Leon Goretzka, évoluant au Bayern Munich.

Outre la demi-finale perdue à l'Euro 2016 face aux Bleus (2-0), les Allemands ont souvent été la "bête noire" de l'équipe de France, avec des succès mémorables notamment au Mondial 2014 en quarts (1-0), et en demie du Mondial 1982 (3-3; 8-7 t.a.b.) et du Mondial 1986 (2-0). Aux Bleus de continuer sur leur lancée de 2016 en compétition internationale.

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