Angers - PSG : grand écart au sommet de la Ligue 1

Angers - PSG : grand écart au sommet de la Ligue 1

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AFFICHE - Contre toute attente, la confrontation entre les coéquipiers de Zlatan Ibrahimovic et ceux de Cheikh Ndoye (mardi à 19 heures) opposent le leader du Championnat et le troisième de L1... Mais entre le PSG et le SCO d'Angers, c'est un gouffre encore bien plus grand que les 15 points d'écart au classement qui les sépare.

Economiquement, un gouffre
Un autre monde. Financièrement, l'écart entre le club le plus riche de France (480 millions d'euros pour le PSG) et le 19e (23 millions d'euros pour Angers) est béant. Bien loin des salaires parisiens d'Angel Di Maria, Zlatan Ibrahimovic ou même Benjamin Stambouli, aucun salaire de joueur angevin n'atteint le salaire moyen de la Ligue 1, qui est de 40.000 euros mensuels. Pourtant, contrairement à Troyes qui a exactement le même budget mais qui est lanterne rouge, le SCO est bien loin de la zone de relégation. Mieux, après 15 journées et des victoires de prestige face à de grosses cylindrées du championnat de France comme Marseille au Vélodrome (2-1) et Lille dimanche (2-0), Angers pointe en effet en 3e position.

Angers se structure doucement
Là où Paris prévoit un projet pharaonique pour moderniser ses installations d'entraînement, les Angevins la jouent step by step. Depuis février 2014, ils disposent tout de même d'un très beau centre d'entraînement, qui a représenté un investissement de 4 millions d'euros et qui offre quatre terrains, des salles de soin, de musculation... Des infrastructures de bon niveau. Le SCO s'appuie aussi sur une solide base d'abonnés (7.000 pour son stade de 15.000 places, contre plus de 30.000 abonnés et 48.000 places au Pars des Princes...) et des revenus de sponsoring qui ont presque doublé par rapport à la saison précédente. Le club est tout de même géré au cordeau, avec des structures réduites à leur plus simple expression : côté administratif on ne compte que 9 permanents, qui couvrent parfois deux domaines pas forcément rapprochés.

 Le SCO peut-il durer ?
C'est problème des sensations de début de saison. Sa victoire ce week-end contre Lille a sauvé un mois de novembre qui a révélé ses limites, avec 4 points pris en autant de matches. L'effectif angevin offre peu de solutions de turnover (8 joueurs de l'effectif ont disputé au moins 14 matches de L1 sur les 15 déjà joués) et risque de coincer à un moment ou à un autre de la saison. "On est bien d'accord qu'on ne parle pas de Ligue des champions, on parle d'une équipe qui vient de Ligue 2 et qui se retrouve après 15 journées sur le podium", a d'ailleurs tempéré Stéphane Moulin, l'entraîneur. Car face à ceux qui rêvent un peu trop, le réalisme froid du PSG pourrait les refroidir.

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