Antoine Griezmann après France-Bulgarie (4-1) : "Ma passe décisive à Kevin Gameiro ? Qu’il ne s’habitue pas trop !"

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INTERVIEW – En marquant et en donnant une passe décisive face à la Bulgarie (4-1) vendredi soir, Antoine Griezmann a une nouvelle fois démontré qu’il est l’homme fort de la bande à Didier Deschamps. Pourtant, dans les entrailles du Stade de France après la rencontre, l’attaquant star se montrait un peu critique envers lui-même et l’équipe de France. Il a aussi évoqué les rouages de son association avec Kevin Gameiro, et a défendu son copain Paul Pogba, non sans une pointe d’humour acide.

LCI : Êtes-vous content de ce match et de votre match ?

Antoine Griezmann : Des premières minutes, non, pas trop. On est pas bien entrés dans notre match. Quelque part, ce penalty bulgare nous a fait du bien. On a su réagir, ce qui est important. Ensuite, en 2e période, on a vu une autre équipe de France, qui allait de l’avant. Moi, c’était un peu pareil. En 1ère période, je n’étais pas au top, j’essayais de chercher des espaces alors qu’un défenseur me suivait à chaque fois… Ensuite, quand ils (les Bulgares) ont commencé à fatiguer, c’est devenu plus facile.

LCI : Quelles consignes vous a données Didier Deschamps à la pause ?

Antoine Griezmann : De nous réveiller, d’y aller plus fort dans les duels, d’aller les chercher plus haut et de faire attention à leurs contre-attaques.

LCI : Avec Kevin Gameiro, ça fonctionne plutôt bien, non ?

Antoine Griezmann : Ouais, j’essaie toujours de le chercher. Je sais qu’il aime la profondeur donc quand je me retourne, je regarde où il est pour le servir. Après, on s’entend très bien en dehors, ça aide sur le terrain.

LCI : Avez-vous eu les mêmes sensations qu’à l’Atlético de Madrid ?

Antoine Griezmann : En équipe de France, on défend beaucoup moins, on est moins dans notre surface (grand sourire). Plus sérieusement, c’est pareil offensivement, oui. J’adore jouer avec lui. Et j’étais content de lui donner une passe décisive. J’y travaille depuis longtemps parce que, sur mes six buts, il m’en a donné trois. J’avais à cœur de lui en donner une à mon tour, mais qu’il ne s’habitue pas trop non plus (rires).

LCI : Souvent, il y a un grand et un petit dans une association d’attaquants, comme dans la vôtre avec Olivier Giroud, mais là, on a deux petits, deux joueurs qui se ressemblent beaucoup…

Antoine Griezmann : (il coupe) Lui va plus chercher la profondeur, donc il me libère des espaces devant les défenseurs centraux. J’en profite pour me retourner (face au but, ndlr) quand je peux.

LCI : Paul Pogba a eu du mal à vous trouver, y a-t-il toujours un souci pour trouver sa meilleure place ?

Antoine Griezmann : Non, il a besoin de plus d’affection des journalistes (ironique). Il essaie toujours de faire de son mieux, de tout donner pour faire jouer l’équipe. Il a un jeu différent en club. Il a aussi un jeu différent de celui de Messi.

LCI : Il manque d’affection ?

Antoine Griezmann : Oui, parce que, après chaque match, on est un peu trop focalisé sur lui. Il a besoin d’un peu plus d’affection, oui, comme moi, et comme toute l’équipe (sourire).

LCI : Vous voulez dire qu’on attend trop de lui ?

Antoine Griezmann : Non, on attend juste qu’il fasse jouer l’équipe, qu’il donne des passes décisives, mais pas qu’il marque des buts de 50 mètres.

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