Aux Pays-Bas, l’équipe de France devra surtout surveiller ses arrières

Aux Pays-Bas, l’équipe de France devra surtout surveiller ses arrières
Football

FOOTBALL – Opposés lundi soir aux Néerlandais, dans ce qui constitue le grand choc du groupe A des éliminatoires de la Coupe du monde 2018, les Bleus vont pouvoir mesurer leurs progrès, mais surtout mettre à l’épreuve leur solidité récemment retrouvée.

La dernière fois que l’équipe de France a ressenti ce frisson-là, c’était il y a quatre ans, au moment de se rendre chez les champions du monde et d’Europe espagnols dans les éliminatoires du Mondial 2014. Un déplacement ardu duquel dépendait une qualification directe ou un passage par la case barrages. Du coup, avant de décoller pour Madrid, les Bleus avaient fait du paintball (!) dans la forêt de Rambouillet, et étaient finalement parvenus à ne pas perdre (1-1). La défaite à domicile (0-1) concédée cinq mois plus tard avait toutefois réduit cet effort à néant. Depuis, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. Elle nous amène aujourd’hui entre les innombrables canaux qui sillonnent Amsterdam, la capitale néerlandaise, où les désormais vice-champions d’Europe affrontent lundi soir les Pays-Bas, a priori le prétendant le plus sérieux, après eux, à la tête de leur poule. 

Ce qui a changé dans ce laps de temps ? « La plupart de mes joueurs ont disputé une Coupe du monde et un Championnat d’Europe. C’est un vécu, une expérience commune très importante, a répondu Didier Deschamps à LCI, ce dimanche, en conférence de presse. Il y a un noyau dur dans ce groupe maintenant. Les joueurs se connaissent mieux. Evidemment, nous sommes en progrès. Aujourd’hui, nous allons disputer un match comme ça, chez  un adversaire de grande qualité, avec la volonté de jouer à notre niveau. » C’est-à-dire en s’appuyant, comme durant l’Euro, sur une force de frappe offensive que nous envient bien des nations.

Par rapport à la Biélorussie (0-0) et la Bulgarie (4-1), premiers adversaires des Bleus dans cette poule, les Pays-Bas offriront une opposition bien différente. « Il y a une tradition néerlandaise, a ainsi rappelé le sélectionneur. Leur équipe a été rajeunie mais elle aime toujours autant l’attaque, construire, avec la volonté de procéder par des attaques placées plutôt que par des contres. Ils ont les joueurs pour produire ce jeu-là. Leur secteur offensif peut créer du danger. » Et quand on se souvient que les attaquants bulgares, franchement moins techniques et véloces que ceux qui attendent les Bleus lundi soir, étaient parfois parvenus à semer la panique vendredi…

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    Nous voici au cœur du problème français : ces errements défensifs, réguliers depuis presque un an, qui ont donné lieu à des entames de match catastrophiques, notamment durant l’Euro. « On a trouvé une forme de solidité au cours du tournoi, a cependant souligné Hugo Lloris. Nous avons franchi un cap, avant tout mentalement, parce qu’on a souvent dû changer de charnière, avec Samuel Umtiti, Adil Rami, Raphaël Varane… Le seul qui a toujours été là, c’est Laurent Koscielny, et cette situation l’a fait progresser. Le capitanat en club lui donne aussi de la confiance. C’est une valeur sûre, un joueur exemplaire, dont on ne parle pas beaucoup en France. »

    Dès vendredi soir, le capitaine avait insisté sur la nécessité de resserrer les lignes, de maintenir l’équilibre global (coucou les milieux de terrain), de se montrer plus concentré et plus « agressif » dès l’entame aux Pays-Bas, sous peine de rencontrer « de grosses difficultés ». « Cela va nous demander plus d’effort et plus d’énergie que contre la Bulgarie », a-t-il encore prévenu ce dimanche. Une mission dont la difficulté est peut-être plus relative qu’elle n’y paraît, tant ces Bleus-là exècrent d’avoir en face d’eux des blocs regroupés. « La chose la plus facile, dans le foot, c’est de défendre, a en effet pointé Didier Deschamps. Il suffit de mettre de la densité et du nombre. Attaquer demande de la justesse technique et plus de déplacements. Il faut plus de temps pour y arriver. Un temps qu'on n'a pas. Ce qu’on a fait avant nous sert d’expérience. » Les Pays-Bas, eux, repartent de zéro.

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