Islande-France : aux origines du mythique "clapping" des Vikings

Football

GIMMICK - Devenu mythique lors de l’Euro 2016, le "clapping" - ou "Viking clap" - des Islandais a fait des petits dans toutes les enceintes sportives d'Europe. Et on devrait revoir la version originale dès ce vendredi soir face aux Bleus (match à suivre à 20h45 sur TF1), à Reykjavík.

Il y a un peu plus de trois ans, leur "clapping" - ou "Viking clap" - avait mis une grande claque aux amateurs de football et de bonne ambiance. A tel point que même des clubs français, le PSG, l'OL ou encore Rennes, se le sont parfois appropriés depuis, profitant de cette communion à l'unisson entre joueurs et supporters. 

Popularisée lors de l’Euro 2016 dans l’Hexagone, où l’équipe nationale d’Islande, quart de finaliste (éliminée 5-2 par la France), était apparue comme l’une des révélations du tournoi, la célébration est rapidement devenue mythique. Quasi-mystique même. Jusqu’à s’imposer comme la marque de fabrique des "Strákarnir okkar" ("Nos gars", le surnom des joueurs nordiques) et de leurs fans.

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Un "besoin" pour les joueurs

"Le Viking clap est vraiment ancré dans l’esprit de chacun", nous explique Styrmir Gíslason, fondateur de Tólfan, le groupe de supporters officiel des Bleus du Nord, que nous avions interrogé à l'occasion de la Coupe du monde 2018. "Les joueurs ont presque besoin de l’entendre à la fin des matches." Comme un rituel. Façon haka des All Blacks néo-zélandais en rugby, l’air rageur, les insulaires se plaisent à faire étalage de leur force volcanique, leur courage et leur détermination. 

Tapant dans leurs mains et poussant le fameux "Huh" au rythme d’un meneur, ils accélèrent la cadence jusqu’à finir dans un vacarme aussi communicatif que grisant. Tellement galvanisant que nombre d’équipes, et nos Bleus ne font pas figure d'exception, se sont mises à les imiter.

"L’original vaut toujours mieux que la copie"

De quoi crier au vulgaire plagiat, hurler à l'appropriation culturelle... ? Que nenni. "Ça ne nous dérange pas du tout", assure Styrmir Gíslason. "En fait, je trouve même ça plutôt cool. Ça montre que les gens ont vraiment aimé ce que nous avons fait pendant l’Euro. C’est juste un honneur pour nous", souligne-t-il, rappelant, taquin, que "l’original vaut toujours mieux que la copie".

Honnêteté oblige, le chef de file de Tólfan rappelle toutefois, comme il l’avait déjà fait en 2016 auprès du quotidien danois Jyllands Posten, que les Islandais ne sont pas directement à l’origine de cette célébration (qui serait en fait née du côté de la Grèce au début des années 2000 avant de se propager, notamment en Europe de l'Est, ndlr). "Désolé de tuer la légende, mais, en réalité, c’est une variante de quelque chose qu’on avait vu dans un match de handball. On l’a repris, changé, et on a créé un truc encore plus grand."

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