Avant Saint-Étienne - PSG, Laurent Blanc... croise les doigts

Football

COUPE DE LA LIGUE - Attendu comme le loup blanc après la débâcle de ses hommes samedi à Bastia, l'entraîneur du PSG a surtout étalé une forme d'impuissance à la veille d'un périlleux déplacement à Saint-Étienne, mardi soir.

Paris sera toujours Paris. Mettez-y les millions du Qatar, vous ne chasserez jamais le spectre de la crise. En ce début d'année 2015, après une victoire solide (1-0) en amical face à l'Inter à Marrakech puis une qualification décrochée au forceps dans la mélasse de l'Altrad Stadium de Montpellier (0-3) en Coupe de France, on aurait pu penser que le PSG en avait fini avec ses démons de 2014. Mais, depuis, une invraisemblable défaite à Bastia samedi (4-2 après avoir mené 2-0) est passée par là. Et Laurent Blanc, au discours si volontaire ces derniers temps, n'a pas convaincu grand-monde avec son optimisme de façade, ce lundi en conférence de presse.

C'est qu'un périlleux déplacement à Saint-Étienne attend ses troupes en plein doute, en quarts de finale de la Coupe de la Ligue mardi soir. "On a oublié certains fondamentaux. Quand on mène 2-0 dans un match que l’on domine, et qu’on perd, c’est qu’on a un problème mental. On a eu l’impression que la prise avait été soudainement débranchée", a tenté de décrypter le coach... pour finalement partager l'analyse de tous les observateurs. Comment a-t-il réagi, en tant que technicien ? "Je n'étais pas content, j'étais même en colère", a-t-il mollement répondu, sans en dire plus.

Blanc : "Vous me prenez peut-être pour un fou mais, moi, j’y crois encore"

"A la moindre difficulté, on lâche, a-t-il poursuivi. Dès qu’il y a un grain de sable, quelque chose qui ne va pas, ça se transforme en catastrophe. Pourtant, on a assez de joueurs expérimentés pour être rassurants. Ca veut dire que tu as un problème mental. Mais une fois que tu as dit ça, tu le règles comment ?" Bonne question. Surtout qu'il y a déjà eu assez de "grains de sable" dans la saison du PSG pour en faire une traversée du désert. Une idée qu'il a d'ailleurs lui-même exprimée : "C’est un avertissement. Il faut être conscient qu’on va vivre une deuxième partie de saison très longue..."

Là où le bât blesse, c'est que le coach semble prêcher pour sa seule paroisse, dans une quête de soutiens, lorsqu'il lâche : "Le staff technique et moi-même assumons nos responsabilités, on est des grands garçons, mais il faudrait que la remise en question des joueurs arrive aussi. Quand ils jouent bien, on leur lance des louanges. Quand ça marche moins bien, on s’en prend à l’entraineur. Tout le monde doit prendre conscience de la situation, c’est comme ça que j’oriente mon discours."

Mais Blanc n'a pas fait que noircir le tableau non plus. "Ça doit venir de moi. Je dois pouvoir dire aux joueurs qu’on peut gommer les erreurs, clame-t-il dans un drôle d'aveu d'impuissance. Quand c’est un problème tactique, on peut y remédier. Quand c'est mental c’est plus compliqué parce que, des fois, ça met du temps à réagir. On a encore le temps pour le faire et je me dois d’être optimiste. Vous me prenez peut-être pour un fou mais, moi, j’y crois encore." Un fou, non. Plutôt un acteur réduit au rang de spectateur. Et qui ne s'en cache même plus.

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