La Ligue 1 reprend ses droits : PSG, OL, OM... du suspense à tous les étages (sauf pour le titre)

Football
ENJEUX - La nouvelle saison de Ligue 1 s'ouvre ce vendredi par un alléchant Monaco-Lyon. Derrière le PSG, promis une nouvelle fois au titre, le suspense est total dans la course au podium avec une embouteillage pour seulement deux places. En fond de classement, la lutte pour le maintien s'annonce acharnée.

La Ligue 1, c'est reparti. Après la traditionnelle coupure estivale, atténuée par la Coupe du monde féminine qui s'est déroulée sur le sol français, le championnat de France reprend ses droits ce week-end avec, dès vendredi 9 août, un choc Monaco-Lyon. Si le PSG, en quête d'un neuvième titre national, s'avance cette année encore en grandissime favori à sa propre succession sur le trône de France, la bataille pour les places européennes promet d'être plus que jamais serrée, entre les surprises lilloise et stéphanoise, l'OL de Juninho, l'OM revanchard et le club princier passé tout près de l'accident industriel la saison dernière. Sans occulter la lutte pour le maintien, où l'arrivée en 2020 des nouveaux droits TV mettent les "petits" sous pression.

L'objectif reste le même pour le PSG

Cette saison encore, l'ogre parisien, titré lors de six fois des sept dernières éditions, est bien parti pour croquer la Ligue 1. "Évidemment que le PSG est favori", estime sur franceinfo Didier Quillot, directeur général de la LFP. Après un exercice 2018-2019 marqué la perte de la Coupe de la Ligue, de la Coupe de France et l'élimination en huitièmes de finale par Manchester United, le club de la capitale entame la nouvelle saison avec appétit, rassuré par le retour de Leonardo dans le club. 


Si des doutes persistent autour de Neymar, qui n'a pas caché son désir de rejoindre Barcelone cet été, l'entraîneur Thomas Tuchel garde assez d'atouts pour asseoir la mainmise de la capitale sur le pays. Son as de cœur ? Kylian Mbappé, le prodige d'une attaque de rêve aux côtés d'Angel Di Maria et Edinson Cavani. L'attaquant de 20 ans, en forme durant la préparation, a son record de buts (33) dans le viseur. "Chaque année, j'essaye de progresser", a-t-il assuré. Dans son sillage, le PSG a remporté samedi le Trophée des champions, et espère poursuivre à régner en maître incontesté (et incontestable) sur l'Hexagone. 

Lille, Lyon, Marseille, Monaco... chantiers en cours

Derrière le PSG, les places seront chères pour l'Europe. Engagés en Ligue des champions, Lille et Lyon ont perdu plusieurs de leurs cadres. Dans le Nord, le coach Christophe Galtier doit trouver la clé pour rester compétitif malgré les départs de Nicolas Pépé et Thiago Mendes, au milieu d'un calendrier chargé. "Il faut avoir l'ambition d'être dans la continuité", a-t-il affirmé à l'AFP. Dauphin de Paris la saison dernière, après avoir frôlé la relégation il y a deux ans, les Dogues veulent éviter de jouer les yo-yo. Plus au Sud, dans le Rhône, le renouvellement est plus général : le binôme brésilien formé par l'entraîneur Sylvinho et le directeur sportif Juninho ouvre une nouvelle ère au club, sans Nabil Fekir, Tanguy Ndombele et Ferland Mendy, partis au mercato. Avec l'ambition de figurer en bonne place sur le podium que l'OL n'a raté que trois fois ces 21 dernières saisons. 


L'autre Olympique, celui de Marseille, n'a pas de compétition européenne à jouer cette saison. Portés par leur nouvel entraîneur André Villas-Boas, les Phocéens espèrent donc surfer sur un planning allégé pour retrouver le podium après une saison décevante. Mais à l'OM, des questions subsistent autour du niveau de la recrue argentine Dario Benedetto, qui doit être ce buteur tant attendu par les fans, et d'un mercato en berne. L'autre inconnue de ce championnat s'appelle l'AS Monaco. Après un exercice 2018-2019 noir, qui a failli lui coûter sa place dans l'élite, le club de la Principauté a fait peau neuve. Toujours sous les ordre de Leonardo Jardim, l'ASM doit se réinventer. Reste à voir si la mayonnaise arrivera cette fois à prendre.

Une chute d'autant plus lourde

C'est l'année où il ne faut pas descendre : l'augmentation des droits TV à partir de 2020 (1,2 milliard d'euros par saison) promet un pactole aux clubs qui seront là dans un an. Autant dire que la pression sera maximale sur les "petits" pour ne pas rater ces quelques millions d'euros supplémentaires qui peuvent changer leur histoire. Les promus Metz et Brest lutteront pour ne pas faire l'ascenseur, face à Nîmes, déplumé cet été, Dijon ou Amiens, qui ont changé d'entraîneur durant l'intersaison.

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