Bacary Sagna après France-Bulgarie (4-1) : "Je me suis blessé juste avant le penalty"

Bacary Sagna après France-Bulgarie (4-1) : "Je me suis blessé juste avant le penalty"
Football

INTERVIEW – Les réseaux sociaux s’étaient moqués de lui en le voyant se faire enrhumer et concéder un penalty largement évitable, dès l’entame de France-Bulgarie (4-1). Dans l’instant, ils ne savaient pas que Bacary Sagna souffrait déjà, littéralement, dans sa chair, ce qui fut encore le cas quand il délivra un centre parfait pour la tête égalisatrice de Kevin Gameiro, avant de céder sa place. Après le match, le latéral droit nous a raconté tout ça, puis nous a décrit sa joie, mêlée de détresse.

LCI : On vous a vu sortir sur blessure, comment allez-vous ?

Bacary Sagna : (il souffle, accablé) En fait, avant le penalty, j’accélère et je pense que je me suis déchiré un petit peu. Sur la balle en profondeur juste avant… Je ne sais pas si c’est un claquage, je vais passer des examens demain (ce samedi). J’ai senti le tissu se déchirer derrière ma cuisse.

LCI : Et vous arrivez à jouer encore vingt minutes après ça ?

Bacary Sagna : Il m’était arrivé la même chose en début de saison et j’avais pu terminer le match. J’avais joué pratiquement une heure avec cette douleur. Mais bon, c’est ce qui fait que ma blessure avait été plus longue à cicatriser, et c’est pour ça que j’ai manqué le précédent rassemblement de l’équipe de France. Sur le coup, je ne pensais pas que c’était si grave. Aujourd’hui, je pensais pouvoir faire la même chose. Je ne voulais pas abandonner l’équipe. Avant mon centre pour le but de Kevin (Gameiro), j’ai senti que ça tirait encore un petit peu plus. C’est là que j’ai compris.

LCI : Pouvez-vous nous raconter ce qu’il se passe sur le penalty ?

Bacary Sagna : Le ballon arrive dans la profondeur (donc dans son dos, ndlr). J’accélère et je sens une déchirure. Ensuite, il fait un crochet, suivi d’un deuxième. Sur le deuxième, j’arrive à prendre l’avantage mais je n’arrive pas à pousser. J’ai manqué de jus. J’avais pratiquement le ballon… Après, je ne sais pas s’il y a faute ou non. Honnêtement, tout de suite, j’ai pensé à ma cuisse. J’ai pensé aussi au penalty, bien sûr, mais je savais que j’avais un problème.

LCI : Allez-vous rester avec le groupe ?

Bacary Sagna : Je ne sais pas. On verra après les examens.

LCI : Vous sortez quand même après avoir remis les Bleus dans le sens de la marche avec votre centre…

Bacary Sagna : Ouais mais, pfff ! (sourire dépité) De toute façon, il n’y a que du positif ce soir. Je ne veux pas penser à moi, même si je suis déçu. Parce que la dernière fois qu’on a joué au Stade de France, on a perdu, la finale. Aujourd’hui, c’était important de s’imposer, surtout avec la manière.

LCI : Vous avez signé votre troisième passe décisive en 2016, c’est fort, non ?

Bacary Sagna : On me reprochait de ne pas être décisif (rires) ! Vous savez, moi, je suis un perfectionniste. Après le penalty, même si je fais la passe derrière… J’aimerais être parfait. Ce n’est pas possible. Mais voilà, en plus de la blessure, il y a ce petit point négatif.

LCI : Retrouver le groupe, après avoir manqué la rentrée en septembre, ça vous a fait du bien ?

Bacary Sagna : Ouais, c’est un plaisir de rentrer en France. Voir les gens qu’on aime, voir l’engouement, le public, sentir la ferveur, ça fait énormément de bien. Et puis on a un groupe sain, qui vit très bien. Je suis content de voir que ça n’a pas changé après l’Euro.

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