Ballon d'Or : 5 choses à savoir sur Ada Hegerberg, première lauréate de l'histoire

Football
DirectLCI
PRÉSENTATION - Première Ballon d'Or féminin de l'histoire, Ada Hegerberg a été couronnée lundi soir lors d'une cérémonie organisée au Grand Palais à Paris. La Norvégienne de 23 ans, attaquante star de l'Olympique lyonnais, a été désignée par un vote des journalistes comme pour le Ballon d'Or masculin, Luka Modric.

À jamais la première. Pour la première fois depuis sa création en 1956, le Ballon d'Or a été remis à une footballeuse. La Norvégienne Ada Hegerberg, qui a grandi en pleine nature, entre montagnes et lacs, à Sunndalsøra au nord-ouest d'Oslo, est entrée dans l'histoire du football en s'offrant le prestigieux trophée, décerné lundi 3 décembre lors d'une soirée de gala organisée sous la verrière du Grand Palais à Paris. Ce prix, pour lequel six autres Lyonnaises (sur les quinze nommées) concourraient, parmi lesquelles Wendy Renard et Amandine Henry, récompense une joueuse peu ordinaire, âgée de seulement 23 ans.


Auteure d'une année 2018 de haute volée, avec une nouvelle victoire en Ligue des champions, la troisième de sa jeune carrière, et un quatrième titre de championnat de France, l'attaquante de l'OL accompagne donc Luka Modric, lauréat masculin, au palmarès du Ballon d'Or.

Un palmarès d'exception à 23 ans

À seulement 23 ans, Ada Hegerberg gagne les titres comme d'autres enfilent les perles. La première lauréate du Ballon d'Or, débarquée à Lyon en 2014, a remporté trois Ligue des champions (2016, 2017 et 2018), quatre championnats de France (2015, 2016, 2017 et 2018) et trois Coupe de France (2015, 2016 et 2017). Avec l'OL, la Norvégienne a marqué plus de buts qu'elle n'a joué de matches. En 147 rencontres disputées dans le Rhône, l'attaquante a inscrit 182 buts, soit un moyenne épatante de 1,24 but par match. Désignée meilleure joueuse de l'année par l'UEFA en 2016, elle est entrée dans l'histoire la saison passée en inscrivant 15 buts dans la compétition reine, la Ligue des champions, un record sur une même saison. 

Footballeuses, de mère en filles

Chez les Hegerberg, on a le football dans le sang. Il y a le père, Stein Erick, ex-joueur de D2 norvégienne, le frère, Silas, qui a suivi les traces de son paternel, et la mère, Gerd, ancienne attaquante de Toppserien, la première division locale. C'est donc tout naturellement qu'Ada, biberonnée au ballon rond, s'est orientée très jeune vers une carrière de footballeuse. À l'instar de sa sœur aînée, Andrine, aujourd'hui joueuse au PSG. Les deux sœurs ont évolué ensemble à Stabaek, au Turbine Potsdam avant de défendre leur sélection nationale.


"C'est vraiment particulier de pouvoir jouer avec sa sœur. J'en profite à 100 %, c'est vraiment génial. On a toujours joué ensemble, on est amies, on se soutient", expliquait Ada Hegerberg en juillet 2017 au site officiel de l'UEFA. Mais après avoir été partenaires en équipe et à la maison, les deux jeunes femmes sont aujourd'hui adversaires, à l'OL et au PSG.

Une carrière à l'ascension fulgurante

Joueuse la mieux payée au monde (environ 450.000 euros bruts annuels), Ada Hegerberg a connu une progression subite. Après des débuts en 2010, à 14 ans, en Toppserien avec Kolbotn IL, la jeune buteuse dispute son premier match en équipe nationale le 19 novembre 2011. En 2012, elle rejoint Stabaek où elle dispute d'ailleurs sa première Ligue des champions et remporte son premier titre, une Coupe de Norvège. Le 11 mai 2012, l'attaquante se fait remarquer en inscrivant un quintuplé en 35 minutes face à Fart en championnat. Recrutée à l'hiver par le Turbine Potsdam, en Allemagne, elle retrouve sa sœur Andrine. Repérée par l'OL, elle s'engage avec le club lyonnais à l'été 2014, avec qui elle prolonge en 2018.

Fan numéro 1 de... Thierry Henry

Dans la vie, tous s'accordent à dire qu'un modèle inspire, élève et fait grandir. Dans un portrait lui étant consacré avant la Coupe du monde U20 en 2012, Ada Hegerberg se déclarait fan d'Arsenal et de Thierry Henry. Enfant, son premier maillot fut d'ailleurs floqué du numéro 14, cher à "Titi", l'ancien serial-buteur des Gunners. "À l'époque, on parlait souvent de Liverpool, et sûrement par esprit de contradiction, mon père est devenu fan de Leeds. Je ne comprends pas parce qu'ils perdent tout le temps ! Mon frère aussi, c'est trop. Il s'est fait tatouer l'écusson de Leeds. Ne me demandez pas pourquoi. Il est fou ! Ma sœur a toujours été pro Barça, et moi, j'aimais bien Thierry Henry", ajoutait-elle dans Le Progrès en avril dernier.

Un caractère bien trempé

Finaliste de l'Euro 2013 à seulement 18 ans, Ada Hegerberg (66 sélections, 38 buts) a annoncé en août 2017 qu'elle mettait sa carrière internationale entre parenthèses. Une mise en retrait motivée par la piètre prestation de la Norvège au Championnat d'Europe féminin 2017, dernière de sa poule, sans aucun point ni but inscrit, et des différends avec l'entraîneur Martin Sjögren et la Fédération norvégienne. "Si l'équipe nationale veut atteindre les objectifs et les résultats que l'encadrement a fixés, ça nécessite selon moi des améliorations dans plusieurs domaines, à la fois dans la planification, dans l'exécution et dans le suivi", avait-elle lâché. Sauf surprise, elle ne participera pas à la Coupe du monde en France l'été prochain.

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter