Ballon d'or 2013 : Cristiano Ronaldo évidemment

Ballon d'or 2013 : Cristiano Ronaldo évidemment

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RECOMPENSE - Le Portugais a remporté le Ballon d'Or lundi soir à Zurich. Pour la deuxième fois de sa carrière, après celui reçu en 2008. Longtemps donné favori, Franck Ribéry termine finalement à la 3e place, derrière Lionel Messi.

Le sacre d'un homme, un seul. Cristiano Ronaldo n'a rien gagné la saison dernière avec le Real Madrid mais cela n'a pas empêché le Portugais d'être consacré Ballon d’or 2013, lundi. A 28 ans, et après quatre années passées dans le costume de Poulidor (Messi endossant celui d'Anquetil), CR7 a reçu le trophée des mains de Pelé, le plus prestigieux des prix individuels que décerne le foot mondial. Emu aux larmes au moment de dédier cette récompense à Eusebio et à Nelson Mandela. 

On se souviendra que les pépins physiques subis l'an dernier par Lionel Messi, et qui jusque-là ne lui laissait que des miettes, l'ont bien aidé. Tout comme le règlement à géométrie variable entériné en cours de route par la Fifa : une prolongation de la durée de vote qui a permis aux journalistes, capitaines et sélectionneurs nationaux de tenir compte de sa formidable performance lors des éliminatoires face à la Suède, en novembre. Et c'est ce que l'on a retenu. Enfin pas seulement.

Un leader avant tout

Car qu'on le déteste ou qu'on l'adule, Cristiano Ronaldo, avant d'être ce buteur hyperprolifique (69 buts en 2013, soit plus que Messi et Ribéry réunis, 45 et 23, toutes compétitions confondues), s'impose surtout comme un véritable leader. Au Real Madrid, où même Zidane a reconnu sa supériorité en ne cachant pas sa préférence aux dépens de Franck Ribéry, mais aussi avec son équipe nationale. Ainsi, le coach Carlos Queiroz qui a un temps présidé aux destinées du Portugal disait au sujet du petit gars de Madère : "On a une équipe qui s'appelle Cristiano Ronaldo. Derrière, il y a un groupe d'autres joueurs qui essaient de le suivre." A lui seul, celui qui avait déjà été élu Ballon d’or en 2008, a porté le Portugal jusqu'au Mondial.

Coentrao, Moutinho ou encore Nani seront dans sa roue à Rio, en juillet prochain. Fiers probablement de leur Ballon d’or de coéquipier, mais un peu inquiets aussi puisque aucun de ses illustres lauréats n’a été sacré champion du monde l’année suivante. Comme le lot de consolation de Franck Ribéry, troisième du classement lundi et qui disait, le matin même de la cérémonie, préférer gagner le Mondial que remporter le Ballon d’or. Le collectif, toujours le collectif.

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