Banderole pro-Mussolini, chants racistes contre Bakayoko ... Avant le match face à l'AC Milan, des supporters de la Lazio font encore parler d'eux

Football
RACISME - Quelques heures avant Milan-Lazio en Coupe d'Italie mercredi, des tifosi de la Lazio ont déployé dans la rue une banderole pro-Mussolini et entonné des chants fascistes. Ils s'en sont également pris au milieu de terrain français Tiémoué Bakayoko avec des chants racistes.

C'était une rencontre sous haute tension. Mercredi, la Lazio se déplaçait à l'AC Milan dans le cadre de la demi-finale retour de Coupe d'Italie. Si les Romains ont gagné la bataille sur le terrain en disposant des Rossoneri sur le score de 1-0 grâce à un but signé Joaquin Correa, une partie de leurs supporters ont une nouvelle fois fait parler d'eux de la pire des manières. 


En marge de la rencontre, ces derniers ont déployé Piazzale Loreto, lieu où le cadavre du dictateur italien Benito Mussolini a été exposé, une banderole où était inscrit "Honneur à Benito Mussolini", tout en scandant des slogans racistes et en faisant des saluts fascistes.

Déjà ciblé par ces mêmes supporters lors d'un Lazio-Udinese à Rome, le milieu de terrain français de l'AC Milan Tiémoué Bakayoko a fait l'objet de chants racistes lors de ce rassemblement, les ultras entonnant "Cette banane est pour Bakayoko". Le 13 avril dernier, le Tricolore avait chambré le Laziale Francesco Acerbi lors du succès du Milan face à la Lazio en championnat (1-0).


Dans un communiqué publié après le succès de son équipe, le club a condamné ces agissements mais a également pointé du doigt les médias et leur "tendance simpliste" à s'en prendre à leurs supporters : "La Lazio s'est clairement démarquée de comportements et de manifestations qui ne correspondent en aucun cas aux valeurs du sport que ce club promeut et soutient depuis 119 ans. (...) La Lazio rejette et conteste également la tendance simpliste des médias à considérer l'ensemble des fans de la Lazio comme responsables des actes de quelques éléments isolés, et pour une motivation qui n'a rien à voir avec la passion du sport."

Sur Twitter, le ministre de l'Intérieur italien Matteo Salvini, supporter revendiqué de l'AC Milan, a réagi avec fermeté : "Aucune tolérance pour quelque forme que ce soit de violence, physique ou verbale. Je remercie les forces de l'ordre, qui suivent la situation avec attention. Le foot doit être un moment de fête et de rencontre, pas de bagarre et d'affrontement." 


De son côté, le maire de Milan Giuseppe Sala a indiqué que la police enquêtait sur l'affaire, assurant que la capitale lombarde "est et restera toujours une ville profondément anti-fasciste". Les autorités ont annoncé l'identification de 22 personnes responsables du  déploiement de cette banderole. Si l'apologie du fascisme est un délit de l'autre côté des Alpes, plusieurs affaires de ce type ont été classées sans suite au nom de la liberté d'expression.

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