"Adiós Zizou ?" : en grand danger, Zidane joue sa tête lors du Clasico

Annoncé sur la sellette, Zinedine Zidane aurait deux matchs de sauver son poste.

MENACÉ - Dans l'œil du cyclone après deux revers en quatre jours, Zinedine Zidane pourrait être débarqué de son poste d'entraîneur du Real Madrid. Il aurait deux matchs, et pas un de plus, pour se maintenir.

Il était revenu à Madrid pour relever "un plus gros défi". Neuf mois après sa démission surprise, Zinedine Zidane avait été rappelé en "sauveur" d'un Real en fin de cycle. Conscient de l'immensité de la tâche qu'il l'attendait et qu'il risquait, à titre personnel, de ternir sa réputation et l'image qu'il a laissée lors de son premier passage sur le banc madrilène (neuf titres en deux ans et demi, dont trois Ligues des champions), "Zizou" n'avait pourtant pas hésité à dire "oui" à son ami et président Florentino Pérez. Un retour gagnant puisque, 16 mois après son "comeback", l'ex-numéro 10 des Bleus a remis son "club de cœur" sur la voie du succès en remportant le titre de champion d'Espagne, après deux ans de règne du Barça.

Mais, dans le foot, tout va très vite. C'est d'autant plus vrai à Madrid, où la patience n'est pas la qualité première des dirigeants. Après un début de championnat plutôt encourageant (un nul suivi de trois victoires), les deux faux-pas, coup sur coup, contre le promu Cadix (1-0) en Liga et le Shakhtar Donetsk (3-2) en Ligue des champions ont affaibli le Français. Il pourrait ne pas en sortir indemne. À en croire la presse madrilène, TVE en tête, l'ancien adjoint de Carlo Ancelotti est désormais assis sur un siège éjectable. Pour sauver sa tête, il se serait vu fixer un ultimatum : une semaine soit deux matchs, contre le Barça ce samedi 24 octobre (à 16h) et M'Glabach mardi 27 octobre (à 21h), pour renverser la situation.

"Quand on fait un mauvais match, on n'est pas à l'abri de se faire critiquer, de se dire que l'on va nous sortir. La réalité, c'est celle-ci : quand il y a un match perdu, forcément on dit qu'on va tout changer", a réagi "ZZ", présent en conférence de presse ce vendredi 23 octobre, à la veille d'un Clasico déterminant pour son avenir. "Ça a toujours été comme ça. L'histoire ne change pas. Nous, ça ne nous fait pas changer. Ce qui doit nous faire changer, c'est de se dire que demain (samedi) on a une opportunité pour faire un grand match, et on se prépare pour ça, pour changer les choses. Le reste, ça ne changera jamais."

Un "Zizou" moins souverain que par le passé

Même dos au mur, Zidane reste fidèle. Hors de question pour lui de rejeter la faute sur ses joueurs, peu inspirés ces derniers temps. "Les joueurs m'ont fait gagner beaucoup de choses, je serai toujours à mort avec mes joueurs car ils se battent", a-t-il assuré. Non, face aux critiques, le coach aux trois Coupes d'Europe assume être "le responsable" de l'automne morose du Real. "J'ai toujours été critique envers moi-même, c'est le moteur pour s'améliorer. (...) Après une défaite, en tant qu'entraîneur, la majeure partie des critiques sont pour moi, et c'est normal", a-t-il ajouté, répétant vouloir "trouver la solution".

Un remède à des maux qui ne datent pas d'hier. Depuis son retour dans la capitale espagnole, le technicien français de 48 ans n'est plus aussi infaillible. La souveraineté qui lui avait permis de trôner en roi incontesté sur l'Europe lors de son premier passage sur le banc du Real ne semble plus être qu'un lointain souvenir. Ses choix posent question, son équipe affiche un niveau collectif insuffisant. Cela se traduit statistiquement : depuis sa prise de fonctions en mars 2019, l'entraîneur "Zizou" perd presque deux fois plus (19% contre 11%) et marque beaucoup moins (1,79 but par match contre 2,64 buts). 

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S'il n'a jamais été menacé à ce point, l'ancien meneur des Bleus a déjà été confronté à pareille situation, en octobre 2019, où il avait joué son poste contre Galatasaray (victoire 1-0), puis de nouveau en février dernier, face au Barça (2-0). Mais, à chaque fois, il s'en était sorti. Mais, cette fois, le danger est un cran au-dessus. Impuissant et désarmé lors de l'une des pires première période du Real Madrid en Ligue des champions, où il a été mené 3-0 par le Shakhtar, "Zizou" sait qu'il va devoir faire un "all-in" pour garder la main. S'il se loupe, il prendra la porte. Et rien ne pourra le sauver, tout Zinedine Zidane qu'il est.

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