Bielsa-Labrune : c'est pas fini !

Football
Toujours en vacances, après une fenêtre mercato lors de laquelle il a géré tous les dossiers olympiens, le président de l'OM doit maintenant clarifier une situation difficile avec son entraîneur. Il réfléchit même des sanctions...

Le coup était prémédité. Jeudi soir, Marcelo Bielsa a convoqué dans l'urgence une conférence de presse pour lâcher des punch lines qui ont quelques peu dérangé le repos de son président, en congés après un été chargé, entre les transferts, le loft et la reprise.

Pendant plus de cinquante minutes, face aux journalistes, l 'Argentin s'est donc employé à montrer combien Labrune l'avait trompé sur les questions de mercato . Sur les 12 joueurs souhaités par El Loco, aucun n'a été recruté par l'OM. Quelques jours après la fin de la période, il ne semble pas l'avoir digéré. Pourtant, Marseille a bien tenté de répondre aux demandes de l'ancien sélectionneur argentin. Désiré, Manquillo, qui était d'accord, a finalement choisi Liverpool, quand Henri Stambouli, le père de Benjamin, a obtenu de son fils qu'il ne rejoigne pas Marseille mais Tottenham.

Sur le cas Doria, l'un des deux ment

Pour le reste Bielsa savait que Marseille allait devoir dégraisser et baisser sa masse salariale. Cité par Le JDD, un témoin qui a assisté aux premières réunions entre les deux acteurs affirment que le coach était au courant de cette donne.

Mais les crispations se sont accentuées autour du cas Doria. Arrivé le dernier jour du mercato, le jeune défenseur brésilien n'aurait pas été validé par Bielsa, qui n'a pas eu le temps d'étudier son profil à la vidéo. Le joueur, appelé avec les espoirs brésiliens cette semaine confiait lui au quotidien brésilien O Globo : ''le président m'a même dit que c'était l'entraîneur qui a demandé mon recrutement''. Qui dit vrai ? La question reste à déterminer.

Des sanctions ? ''Je réfléchis''

Pour désamorcer la situation, Labrune n'a pourtant pas prévu d'écourter ses vacances. Pas question de se faire dicter le timing. Si certaines voies, comme Bernard Tapie , demandent la tête de Bielsa, le patron de l'OM lui ne devrait pas aller jusqu'à virer un entraîneur qu'il a longuement courtisé.

Pourtant, il est en première ligne sur ce dossier et sa marge de manœuvre est étroite tant son impopularité est élevée auprès des supporters. Contrairement à son technicien. ''Mon cas personnel n'a pas d'importance. Si on gagne tout le monde sera content'', évacue Labrune qui tente de garder la main. Des sanctions ? ''Je réfléchis''.

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