Bielsa, Labrune, l'Olympique de Marseille : les confessions de José Anigo

Bielsa, Labrune, l'Olympique de Marseille : les confessions de José Anigo

FOOTBALL – Après avoir effectué un dernier passage sur le banc de l'OM en fin de saison dernière, José Anigo a pris le large, au Maroc. Il occupe désormais le rôle de "scout", toujours pour le compte du club phocéen. L'ancien directeur sportif de Marseille est également revenu sur la réussite actuelle de l'équipe coachée par Marcelo Bielsa.

L'année 2014 de José Anigo avait été plus que tumultueuse. Entre son retour sur le banc de l'Olympique de Marseille et le manque de résultats de son équipe, l'ancien directeur sportif de l'OM a désormais tourné la page en rejoignant le Maroc. Aujourd'hui "scout" du club phocéen, Anigo ne regrette en aucun cas d'avoir quitté la France et sa vie dans la cité phocéenne comme il l'explique dans un entretien accordé à l'Equipe. Avec le recul, il apprécie forcément les excellents résultats de Marseille cette saison, et s'attribue une petite part du succès actuel.

Son nouveau poste au Maroc :

"Je fais du "scouting" sur le continent africain et plus particulièrement au Maghreb. Je n'y ai pas encore été mais s'il y a de bons matches de jeunes sur l'Espagne et le Portugal, pourquoi pas. Je travaille essentiellement sur des jeunes, pas sur un joueur qui va rejoindre tout de suite les pros. Bien sûr si je tombe sur un top joueur, je vais le signaler, faire un rapport. Mais la priorité est d'amener des jeunes qui vont se construire quelques années à Marseille."

Un retour à Marseille ?

"Je sais que beaucoup de gens pensent que je pourrais revenir à l'OM. Mais j'en ai la certitude : je ne reviendrai jamais travailler à Marseille. Déjà, revenir en France, j'aurais du mal... Donc revenir à Marseille en tant qu'entraîneur, ce n'est pas envisageable. À Marseille, je ne veux plus jamais entraîner ni être directeur sportif. Après, en France, on ne sait jamais... Mais je voudrais vraiment vivre une expérience à l'étranger. Le regard des gens est différent à mon égard. Je me sens plus considéré. Pour être honnête, j'aurais même dû quitter Marseille avant. Après le titre de champion (en 2010). La vie m'a conduit à faire ce choix maintenant, mais je regrette de ne pas l'avoir fait plus tôt."

Le renouveau de l'Olympique de Marseille :

"Est-ce que je crois au titre ? Oui. Je trouve Paris moins conquérant que l'an dernier. La force de l'un est passée chez l'autre. Je sais aussi que si l'OM est toujours bien placé en mars, il y a cette capacité à Marseille pour lancer le sprint, grâce à l'ambiance autour du club. Ça peut porter l'équipe jusqu'au bout.. C'est l'équipe qui a été bâtie la saison dernière et elle marche. Pourquoi ? Comment ? On ne sait pas. Peut-être parce qu'il y a un super entraîneur. Peut-être parce que, autour du club, le calme et la sérénité sont revenus. Je n'ai aucune raison d'être jaloux car j'aime l'OM et je serai toujours le premier supporter de ce club. Je suis content de sa réussite. Ça nous appartient un peu aussi à Vincent Labrune et à moi. L'an dernier, on a bien bossé sur le recrutement. Ça n'a pas marché la première année, ça marche la deuxième."

Marcelo Bielsa :

"C'est un entraîneur étranger qu'il faut pour Marseille, même dans le futur. Les joueurs acceptent plus d'un étranger que d'un français. C'est un constat. J'entends les joueurs dirent certaines choses aujourd'hui... Ça me fait un peu marrer parce que, l'an dernier, on n'était pas moins sérieux, on ne travaillait pas moins bien. C'est eux qui ont la clé. Ils sont capables de faire exploser un entraîneur ou de le faire grimper au ciel. Le côté affectif, cette manière de coacher, je ne l'emploierai plus jamais. Les résultats actuels, c'est le travail de Bielsa, certes, mais c'est aussi parce que les joueurs font des choses aujourd'hui qu'ils acceptaient moins l'an dernier. Nous, avec Élie, on était dans le fonctionnement des entraîneurs français, plus dans l'affectif."

Ses rapports avec Vincent Labrune :

"Nous ne nous sommes pas parlés mais on s'est échangé quelques messages (depuis l'enquête sur les transferts). Je suppose que ce n'est jamais agréable quand la police vient vous chercher à 6 heures du matin pour vous mettre en garde à vue. Il n'y a pas plus honnête que lui. Je ne vois pas pourquoi il se serait mis en danger en parlant avec des gens."

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