Bisbille entre Neymar et Cavani : "Quand il y a débat pour savoir qui va tirer le penalty, en général, il est manqué"

Bisbille entre Neymar et Cavani : "Quand il y a débat pour savoir qui va tirer le penalty, en général, il est manqué"

PENALTYGATE – C’est peu dire que les disputes entre Neymar et Edinson Cavani, au sujet des penalties et des coups francs pendant PSG-OL (2-0) dimanche soir, font causer. Se pose fatalement la gestion des gros ego. Histoire qu'Unai Emery se sente moins seul, on a parlé du sujet avec Guy Roux, 42 saisons d’entraîneur professionnel au compteur.

Leurs enfantillages font la Une de la presse sportive internationale ce lundi matin, et enflamment les discussions devant la machine à café. Entre les pro-Neymar et les pro-Cavani, il y a donc match au sein de la même équipe, le rutilant PSG version Qatar et ses quelque 500 millions d’euros de budget annuel. 

Qui doit tirer les coups francs et les penalties : l’Uruguayen, auteur de plus de 50  buts la saison passée, ou le Brésilien, recruté contre 222 millions d’euros cet été ? Comment en est-on arrivé là et comment réagir sans fâcher personne ? Guy Roux, entraîneur à poigne de l’AJ Auxerre durant plus de quatre décennies, livre son point de vue à LCI.

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LCI : Comment gère-t-on les egos de deux stars telles que Neymar et Edinson Cavani ?

Guy Roux : Des incidents comme ceux d’hier (dimanche) soir montrent d’abord que l’entraîneur n’a pas exprimé clairement, par une consigne précise, qui devait tirer les penalties et dans quel ordre. En général, on désigne trois tireurs, et on met le numéro 2 seulement quand le numéro 1 est blessé, et ainsi de suite… Donc il y a eu une mauvaise préparation. Deuxièmement, si cela a été dit vaguement, ou si Neymar devait déduire tout seul que c’était Cavani le n°1, il devient évident que Neymar a très envie de marquer des buts, pour justifier son standing. Donc il est normal qu’il le manifeste et qu’il soit candidat : il a déjà marqué beaucoup de penalties dans sa carrière.

LCI : Comment ne fâcher personne ?

Guy Roux : Bon, il ne faut pas exagérer non plus. Cela n’a pas duré longtemps, il n’y a pas eu d’échauffourée hein. Il a laissé tirer Cavani, donc ce n’est pas allé très loin.

LCI : Mais dans un cas pareil, comment est-ce qu’on tranche ? Les deux sont essentiels au PSG et veulent marquer le plus possible...

Guy Roux : Il n’est pas nécessaire de désigner tous les tireurs de coups de pied arrêtés. Les corners, on a vu que c’était Neymar, mais Draxler en a aussi tiré. Les penalties, c’est pareil. Tout dépend, en fait, de l’autorité de l’entraîneur. Il est rare qu’il soit contredit sur le sujet.

LCI : Apparemment, Unai Emery avait désigné Cavani et Neymar n’en a fait qu’à sa tête…

Guy Roux : Quand il y a un débat pour tirer le penalty, en général, il est manqué. C'est ce qui s'est passé... Pour le reste, je ne sais pas, je n’étais pas dans le vestiaire. Tout ce que je peux dire, c’est que l’entraîneur doit être clair, précis. Et qu’il doit être écouté. Si cela avait été le cas, Neymar ne serait pas venu déranger Cavani. Et si cela n’a pas été bien précisé… C’est peut-être parce qu’ils ne parlent pas tous la même langue (rires). Neymar a dû s’incliner, on l’a vu, donc pour moi il n’y a pas de problème. En fait, c’est très simple, maintenant, l’entraîneur doit leur dire "ne recommencez jamais ça".

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