Blessures de Mbappé, Cavani et les autres : la préparation physique du PSG en question

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FOOTBALL – De nouveau confronté à une avalanche de blessures, le PSG s’interroge sur les causes de ce mal récurrent. Après le staff médical, c’est désormais la préparation physique estivale qui ferait l’objet de critiques internes, notamment de la part des joueurs.

Avant dimanche, l’horizon du PSG était fixé sur le 2 septembre, date de clôture du mercato estival, qui permettra enfin de savoir si Neymar reste, ou non, dans la capitale française. Mais depuis dimanche, une autre échéance est apparue, à la fois plus lointaine dans le temps et plus concrète du point de vue sportif : la première journée de la Ligue des champions, le 17 ou le 18 septembre. Car dimanche, Paris a gagné un match (4-0 face à Toulouse en Ligue 1), mais a aussi (surtout ?) perdu deux joueurs, et non des moindres, sur blessures. À savoir ses deux autres attaquants stars, Edinson Cavani et Kylian Mbappé, respectivement touchés à une hanche et à une cuisse, qui resteront sur le carreau durant au moins trois semaines. Et manqueront donc probablement la rentrée européenne de leur club (comme Neymar, suspendu).

Ménage dans le staff médical

Le mal est récurrent : ces dernières années, que ce soit avec Laurent Blanc, Unai Emery ou Thomas Tuchel sur le banc, Thiago Motta, Marco Verratti, Javier Pastore, Thiago Silva, Angel Di Maria ou encore Edinson Cavani ont enchaîné les pépins musculaires aux pires moments, sans même parler des deux blessures consécutives de Neymar au pied droit à l’approche des 8es de finale de la Ligue des champions, lors des deux saisons précédentes. En conséquence de quoi, le PSG a fait le ménage, début juillet, dans son staff médical : exit le docteur Éric Rolland, en poste depuis 2007, et place à Christophe Baudot, ex-médecin de l’OM, de l’OL et de l’équipe de France.

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Ce timing très serré ne permet pas de lier son arrivée à l’avalanche de blessures de ce début de saison, incluant également celles d’Ander Herrera au mollet, de Thilo Kehrer au pied,  de Marco Verratti et d’Angel Di Maria à la cuisse, de Julian Draxler à la voûte plantaire... Des pépins tous survenus durant la préparation estivale, ou peu après. Une préparation différente de celle de la saison passée, avec une charge foncière autrement plus lourde, l’idée étant cette fois… d’éviter la multiplication des lésions musculaires, mais au printemps, quand débute la phase à élimination directe de la Ligue des champions.

La fatigue de Kylian Mbappé

Une préparation qui, selon L’Équipe ce mardi, a été critiquée ces dernières 24 heures par le nouveau staff médical du club, s’indignant de ne pas avoir été consulté à ce sujet. En cause : ces charges de travail plus lourdes, parfois à hauteur de deux séances d’entraînement par journée, qui n’auraient pas tenu compte des états de forme disparates des joueurs, dont les retours de vacances ont été échelonnés sur cinq semaines, en fonction de qui a terminé quand, et de qui, notamment, a disputé la Copa America jusqu’à début juillet. 

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Selon des sources concordantes, plusieurs joueurs se sont plaints de ces charges de travail, dont Kylian Mbappé qui, d’après Le Parisien, a dit se sentir fatigué à son entraîneur la semaine passée. "C’était la dernière semaine pour donner du volume et de l’intensité, avant la trêve internationale", lui avait indirectement répondu Thomas Tuchel samedi en conférence de presse, à la veille de la réception de Toulouse... Et de la sortie du Français sur blessure musculaire, pépin dont il n’avait jamais souffert jusqu’alors depuis ses débuts chez les professionnels à Monaco en 2015.

L’entraîneur allemand est concerné au premier chef : c’est lui qui a planifié, avec son préparateur physique Rainer Schrey (venu de l’athlétisme), ladite nouvelle préparation physique. "On cherche toujours des explications. À la fin de la saison dernière, on a cherché et on va continuer de chercher, avec la planification, la charge de travail, le contrôle avec les GPS. Ce n'est pas une situation facile. C'est trop (de blessés) au bout de seulement trois matchs. Mais mon expérience me fait dire qu'il n'y a pas une seule explication. Ce sont des blessures différentes. On ne sait jamais si le joueur se serait blessé ou pas si on avait fait autrement", s’est défendu le technicien tard dimanche soir après le match. Avec un argument qui aura, cette fois, du mal à passer l’hiver, si cela devait coûter au PSG une sortie de route plus prématurée encore en Ligue des champions.

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