Blessures, huis-clos et suspensions : la poisse frappe (encore) le PSG au pire moment

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Coronavirus : la pandémie qui inquiète la planète

FOOTBALL - Ce mercredi, le PSG accueille le Borussia Dortmund au Parc des Princes, en 8e de finale retour de la Ligue des champions. Et c'est peu dire qu'une nouvelle fois, le contexte ne lui est pas favorable.

C'est bientôt le printemps ! Les bourgeons apparaissent, le temps s'adoucit, les giboulées succèdent aux percées des rayons du soleil... et le PSG craint les affres d'une élimination prématurée en Ligue des champions. En effet, voilà déjà trois éditions de rang que Paris ne parvient plus à franchir le cap des 8es de finale, censés pourtant être une formalité au regard de son budget et de son effectif.

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Depuis 2017, le club parisien n'en finit plus d'enchaîner les déconvenues à ce moment crucial de la saison, entre blessures et suspensions problématiques, improbables remontées au score de l'adversaire, schémas tactiques hasardeux et scandales extra-sportifs des plus malvenus. Et, alors que la réception de Dortmund se profile mercredi 11 mars, pour la manche retour de la défaite 2-1 dans la Ruhr le 18 février dernier, tout porte à croire que le karma ne s'est pas inversé. Passage en revue de la collection printemps 2020.

Le poids des absences

"Je ne savais pas que j'étais menacé... Si j'avais su, je n'aurais pas fait cette faute, ça m'énerve." Thomas Meunier a eu le mérite d'être franc quand, au sortir de la défaite de l'aller, il a appris de la bouche d'un journaliste qu'il serait suspendu au retour en raison du carton jaune dont il venait d'écoper. Il n'empêche : outre le fait que ça ne fasse pas très sérieux de la part d'un joueur, voire d'un club professionnel, qui aurait dû le prévenir, son absence contraint son entraîneur, Thomas Tuchel, à aligner Thilo Kehrer, inexpérimenté et en manque de confiance, à un poste d'arrière droit qui n'est habituellement pas le sien. A cela s'ajoute la suspension de Marco Verratti, qui a lui aussi été averti en Alemagne (pour avoir contesté une décision arbitrale), et dont la finesse technique au milieu n'a pas d'équivalent dans le reste de l'effectif...

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Le cas Thiago Silva

Le Brésilien est non seulement le capitaine, mais aussi la pierre angulaire de la défense de son équipe. A l'aller, il avait sombré de manière spectaculaire, réalimentant le flot des sarcasmes sur sa prétendue fragilité mentale quand la tension monte. Depuis, il n'a pas pu rejouer, la faute à une lésion du biceps fémoral de la cuisse droite qui aurait dû le laisser sur le carreau durant trois semaines... Sauf qu'il vient de reprendre l'entraînement, et que son club compte le faire jouer mercredi, pour permettre à Marquinhos de compenser l'absence de Verratti au milieu. A cela s'ajoute le report du match Strasbourg-PSG du 7 mars, qui devait lui permettre de retrouver du rythme avant de devoirse coltiner le remuant Erling Braut Haaland, lequel lui avait fait bien des misères dans la Ruhr, à un moment où O Monstro ne souffrait d'aucun problème physique...

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Le poids du coronavirus

Il y a donc eu ce match à Strasbourg reporté. Une tuile pour Thomas Tuchel, qui aurait voulu, à cette occasion, offrir 45 minutes de reprise à Thiago Silva, mais aussi permettre à Neymar de monter en puissance physiquement, et à Angel Di Maria de garder le rythme après avoir manqué la rencontre à Lyon en demi-finale de Coupe de France (1-5) en milieu de semaine dernière, conséquence de sa sortie prématurée face à Dijon... Mais, on le sait depuis ce lundi, le plus gros impact, pour Paris, de l'épidémie de coronavirus, c'est le huis clos qui frappe ce match retour, et donc l'absence de ses supporters au Parc des Princes, alors que les Allemands avaient pu compter sur un ardent soutien le 18 février. Une véritable inéquité sportive.

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Le cas Mbappé

Stupeur au Camp des Loges, le centre d'entraînement du PSG, ce lundi : Kylian Mbappé n'a pas pris part à la séance du jour avec ses coéquipiers. Le Parisien nous apprenait ensuite que l'attaquant français était malade et souffrait de maux de gorge rédhibitoires... S'il est trop tôt pour évoquer un éventuel forfait, il n'est pas impossible que le joueur ne soit pas suffisamment remis d'ici 48 heures, et qu'il dispute ce match diminué, voire qu'il le débute sur le banc. 

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Le dilemme du 9

La légende raconte (en fait le site SoccerLink) qu'en apprenant qu'il serait remplaçant lors du match aller, Mauro Icardi a fait valdinguer de rage toutes les chaises de la pièce où il se trouvait, avant de conserver un mutisme total jusqu'au retour des troupes à Paris. Quand lui jouait, c'était Edinson Cavani qui s'agaçait et se taisait. Ainsi va la saison des deux n°9 du PSG, condamnés à la frustration du banc de touche au gré de leur forme et leur méforme, parce que leur entraîneur ne leur donne qu'un fauteuil pour deux, voire aucun (comme ce fut le cas à Dortmund, où Mbappé a occupé la pointe de l'attaque). L'Uruguayen continue de tenir la corde pour démarrer mercredi, mais ses ratés invraisemblables des derniers matchs lui mettent une pression gargantuesque sur les épaules, tandis que son concurrent argentin continue de se crisper... Pas l'idéal pour des joueurs devant absolument rester lucides pour tuer le match à la moindre opportunité qui se présentera.

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