Brandao : mais pourquoi a-t-il été sanctionné si durement?

Brandao : mais pourquoi a-t-il été sanctionné si durement?

FOOTBALL - Suspendu six mois, Brandao a pris très cher pour son coup de tête sur Thiago Motta. Mais la Ligue a voulu sanctionner un geste violent, et prémédité selon elle.

Mais qui est l'exemple ? C'est Brandao. Coupable d'un coup de coup de tête assené à Thiago Motta sur la route des vestiaires, le Brésilien a pris plein tarif par la commission de discipline de la Ligue et ne pouvait pas dire, cette fois, qu'il ' n'a pas touchéou ''. Pendant six mois, soit jusqu'au 22 février (oui, car cela a commencé fin août), il ne pourra plus jouer au football et devra se défendre, le 3 novembre prochain, devant le Tribunal correctionnel de Paris, pour ''des violences volontaires dans une enceinte sportive avec préméditation''. Mais pourquoi tant de haine ?

Les barèmes de la LFP ne prévoient en effet que 8 matches de suspension si la victime doit faire avec une interruption temporaire de travail de 8 jours ou plus. En l'occurrence, Motta était sur la pelouse d'Evian-Thonon-Gaillard, ou en tout cas sur le banc, six jours plus tard, ce qui aurait dû alléger les charges pour ''la Brandade''. ''Donc, sauf mauvaise application des textes, la sanction maximale est de 8 matches'' pavoisait, confiant, son avocat.

Les antécédents ont pesé

Oui mais la Ligue a voulu faire de ce cas une leçon. Même pour un coup de binette destiné à se venger d'insultes ''à caractère raciste'', comme l'a avancé Brandao. ''Ce que la commission a retenu, c'est la violence du geste, a justifié Sébastien Deneux'', président de la police de la LFP. Et d'évoquer le caractère ''inexcusable', ''injustifiable'' de ce geste, ''qui donne une image désastreuse pour le football professionnel''. Geste prémédité, selon l'instance, puisque l'ancien Marseillais était sorti vingt-cinq minutes avant la fin du match, sous les sifflets du Parc des Princes, et avait eu le temps de préparer son attaque.

La Ligue a souligné, aussi, les antécédents de l'attaquant, qui avait déjà officié la saison dernière, en plus soft, avec un coup de coude sur Yohan Cabaye qui lui avait valu quatre matches (trois après appel) de suspension. Le Tribunal correctionnel pourrait également condamner à la prison ou à une interdiction de stade celui pour qui Nasser Al-Khelaïfi, le président du PSG, avait demandé ''une suspension à vie''. Et Bastia pourrait licencier le joueur, comme le club l'avait fait entendre au début de cette affaire.

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