Les (nombreux) cailloux dans la chaussure de Thierry Henry avant son baptême en Ligue des champions

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COUPE D'EUROPE - Après une première très difficile en Ligue 1 samedi 20 octobre à Strasbourg (2-1), Thierry Henry, fraîchement nommé à la tête de l'AS Monaco, dirigera mercredi 24 octobre son premier match de Ligue des champions. Une première qui comporte de nombreux risques de complications.

Quatre jours après s’être frotté pour la première fois à la Ligue 1, chutant sur la pelouse de Strasbourg sur le score de 2-1, le nouvel entraîneur de l’AS Monaco Thierry Henry voit un défi encore plus grand se dresser face à lui, à savoir son premier rendez-vous de Ligue des champions dans la peau d’un coach. Mercredi 24 octobre, la formation du Rocher se déplace sur la pelouse du Club Bruges, l’adversaire le plus faible du groupe A, pour le compte de la troisième journée de la coupe aux grandes oreilles.


Malgré un glorieux passé dans la compétition reine en Europe, le défi s’annonce très compliqué pour le meilleur buteur de l’histoire des Bleus (51 buts). Pour commencer, l’ancien Gunner va devoir composer avec de nombreuses absences de poids pour défier le champion en titre de Belgique.

Une infirmerie bien garnie

Ainsi, ses deux portiers d’expérience Diego Benaglio et Danijel Subasic sont toujours blessés et le jeune Seydou Sy, aligné à Strasbourg, n’est inscrit sur aucune liste de l’ASM en Ligue des champions. Si le club monégasque envisage de demander la requalification de Sy à l'UEFA, il pourrait être contraint de faire appel à deux gardiens novices, Loïc Badiashile, 20 ans, et Yanis Hénin, tout juste âgé de 19 ans. Pas l’idéal pour une première au top niveau européen.


S’ajoutent les blessures des jeunes Kévin N’Doram, Pietro Pellegri et Willem Geubbels, mais sur celles de Rony Lopes, victime d’un claquage tendineux le 9 septembre dernier, et du capitaine Radamel Falcao, considéré par Henry comme "le leader charismatique de l'équipe". Le buteur colombien a dû céder sa place au bout de 35 minutes de jeu samedi en terre alsacienne, victime d’un claquage à la cuisse gauche.

Des cadres loin d'être irréprochables

Outre les joueurs qui ne seront pas présents sur la feuille de match, le niveau de certains cadres pose question depuis plusieurs semaines. Ainsi, la charnière Jemerson-Glik est loin de présenter des gages de sécurité, avec pas moins de 20 buts encaissés toutes compétitions confondues, soit une moyenne de 1,6 but/match. 


Au milieu de terrain, Youri Tielemans tarde à confirmer tout son potentiel, alors que les jeunes Aholou et Aït Bennasser paraissent encore un peu tendres. Devant, l’efficacité est loin d’être au rendez-vous, avec onze buts inscrits et aucun "tueur de surface" se distinguant, Falcao plafonnant à quatre buts en Ligue 1, soit une seule unité de plus que Tielemans.

Un manque d'expérience criant

Si l’ASM présente un bilan européen plus qu’intéressant ces dernières années, avec un quart de finale de Ligue des champions en 2014-2015 et un dernier carré atteint en 2016-2017 (ndlr : à chaque fois stoppé par la Juventus Turin), la plupart des hommes ayant participé à ces campagnes ne figurent plus dans l’effectif monégasque. 


Ainsi, année après année, Martial, Mendy, Bakayoko, James Rodriguez, et plus récemment Joao Moutinho et Thomas Lemar, ont tour à tour quitté le Rocher, remplacés par de jeunes joueurs à fort potentiel peu rompus aux joutes européennes. Lors des deux premières rencontres de groupes, face à l’Atlético de Madrid et le Borussia Dortmund, ce manque d’expérience s’est clairement fait ressentir, les Asémistes essuyant deux revers logiques (1-2 et 3-0).

Pour réussir son baptême du feu dans la plus grande des compétitions européennes, Thierry Henry va donc devoir composer avec tous ces obstacles de taille, sous peine de devoir dire adieu à la Ligue des champions dès la fin du mois d'octobre.

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